I hate to say it, but it's probably me. • ft. Balthier

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Dans le top dix des petits plaisirs absurdes de Raphaël, celui de prendre l'apparence d'une personne célèbre (préférablement décédée) était incontestablement bien placé.
Il ne pourrait pas le situer exactement, ni concrètement expliquer pour quelle raison il en retirait une telle satisfaction, mais il y avait un je ne sais quoi de plaisant, dans le fait de se présenter en tant que sosie d'un Roi de France devant une personne qui ignorait que des centaines d'historiens tueraient pour prendre sa place. C'était un sentiment d'accomplissement, comme on prendrait plaisir à faire péter du papier bulle centimètre par centimètre et, les rares fois où cela arrivait, ça donnait lieu des discussions particulièrement constructives lorsque son vis-à-vis le reconnaissait.
Et puis il y avait les fois où il prenait son mal en patience, également - comme le fait que personne n'avait encore réalisé que la copie conforme de Staline durant sa prime jeunesse assistait aux cours de Balthier à l'université, mais Raphaël ne perdait pas espoir. Il était certain que le professeur aurait des choses à redire sur son humour lorsqu'il réaliserait la chose, et il avait hâte d'entendre à ses arguments - et les reproches qui allaient avec et qui seraient sans nul doute constructifs.
Les petits plaisirs de la vie, comme il aimait se justifier d'un air parfaitement innocent.

Lorsqu'il voulait être réellement incognito, néanmoins, Raphaël empruntait son apparence à des personnages de jeux vidéos.
Évidemment, ceux qui connaissaient son inspiration le dévisageaient un peu plus longtemps que tout un chacun et la chose ne manquait jamais de lui arracher un sourire, mais pas une seule fois ne l'avait-on arrêté pour lui faire la remarque. Et quoi de plus compréhensible ; comment abordait-on quelqu'un pour lui faire remarquer sa ressemblance avec une création pixelisée lorsque le public visé de ce plaisir ludique restait une petite niche encore relativement mal vue par le reste de la société ?
C'était une reconnaissance d'une seconde et cela suffisait à Raphaël pour les considérer dans son estime, mais il n'oubliait jamais, malgré sa tendance à vouloir - et savoir - se faire remarquer, qu'il voulait rester anonyme.
De ce fait, lorsqu'il avait demandé d'une voix déconcentrée à Balthier où il allait ce soir-là en le remarquant se préparer du coin de l'œil, il savait déjà que le personnage qu'il manipulait sur l'écran serait son inspiration pour cette identité nocturne.
Et il y avait de bien pire apparence que celle de Garrett Hawke pour aller s'enfermer dans un night club enfumé, si vous vouliez son avis. Mais, toujours selon ses humbles préférences, il aurait largement préféré rester continuer les aventures du susnommé plutôt que d'aller jouer les garde-fous pour son maître.

Il y avait une part de mauvaise foi, dans cette complainte intérieure, et Raphaël en avait conscience, quelque part au fond de son esprit immature, tandis qu'il retirait sa veste pour s'installer sur un tabouret de bar, le regard partagé entre le serveur et Balthier - dont la position avait influencé la sienne pour qu'il ait toujours moyen de garder un œil sur lui quoiqu'il advienne.
Le Génie avait des parades, pour contourner les termes de son contrat, se permettre de mener une vie indépendante ; techniquement, il ne pouvait jamais quitter Balthier. Alors, subtilement, il lui demandait son accord pour le faire : que ce soit en le tenant au courant de ce qu'il faisait et en le questionnant de manière détachée s'il avait besoin de lui pour quoi que ce soit, le magicien le libérait de ses obligations pour un temps donné, sans doute à son insu. Et Raphaël, concrètement, n'avait pas d'autres choix pour lui échapper, parce que Balthier avait correctement formulé son vœu et que s'il aimait lui faire croire qu'il avait trouvé une faille dans les mots choisis, ce n'était rien d'autre qu'un énième bluff pour l'emmerder un peu plus.

En un sens, Raphaël avait choisi de le suivre. Appelons ça de l'ennui, par acquis de conscience ; considérons, un instant, qu'il s'agissait d'une manière de se racheter de ses absences répétées, ces derniers temps, de justifier le fait qu'il avait mal fait son travail - et qu'importait que ses raisons furent légitimes. Mais oublions, quoiqu'il arrive, le fait que Balthier ne l'ennuyait plus autant qu'avant, et que Raphaël commençait à regretter les moments où il avait envie de lui arracher les yeux. C'était assez diffus pour ne pas assez le préoccuper mais conséquemment intense pour lui faire mettre de côté son temps libre, qu'il pourrait passer égoïstement devant son pc plutôt qu'à jouer les chiens de garde.
Oh, well, songea-t-il en commandant un verre de soda au serveur lorsque ce dernier vint l'aborder.
« Et du ketchup. » rajouta-t-il au dernier moment tandis que l'interpellé partait préparer son verre, répondant à son regard circonspect par un sourire en coin mutin pour mieux faire volte-face sur son tabouret, chercher à capter le regard de Balthier.
Et de lui caler un sourire en coin, quelque part entre l'insolence et la politesse - et nul doute que la provocation y était, puisque c'était d'Anonyme dont on parlait, mais au moins eut-il la décence de le laisser libre à l'interprétation du professeur.

Autant que faire se pouvait, évidemment.
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Raphaël & Balthier

Qu'est-ce qu'il y avait de plus irritant que d'attendre une personne pendant plusieurs jours, sans jamais râlé, sans jamais exprimer le moindre sentiment de contrariété, pour que cette dite personne préfère jouer à des jeux vidéos dès qu'elle remet les pieds dans l'appartement ? À ma connaissance, pas grand chose. Le simple fait que Raphaël était revenu sans rien dire, sans un mot, pour se coller devant son pc. La frustration et la colère m'avait envahit alors que j'avais au moins espérait pouvoir profiter un peu de mon Génie, mais pas sexuellement. Pour une fois. Et étrangement d'ailleurs. Bref, j'avais parfaitement... la rage. Mais c'était à chaque fois qu'il me faisait le coup, en dépit du contract, du vœu qui nous liait. Mais comme toutes les autres fois, je ne disais rien, je constatais et m'enfermer dans mon bureau. Je ne le disais pas, mais j'étais enfin rassuré et soulager que Raphaël soit de retour. Je me sentais plus en sécurité quand il était là. Pour me "venger" en quelque sorte, quelques jours plus tard, je décidais de sortir, sans rien lui dire, ou du moins le strict minimum. Ce qui était absolument ridicule, puisqu'Anonyme n'en avait strictement rien à faire, tout ce qui l'importait toujours c'était de savoir de quel côté est-ce que je me trouvais, quel lieu, dans quel côté de la ville. Pour le reste, il n'en avait strictement rien à secouer. Tu parles d'un garde du corps... Aussi, je lui dis simplement "The Green Fairy", et comme je m'y attendais, il ne fit que hocher la tête. Je devrais probablement le punir pour être aussi désinvolte, mais le peu que je savais sur lui, et ce que m'avait appris mon père, je ne pouvais pas me résoudre à le faire. Sans compter qu'un Génie pouvait parfaitement ne pas obéir à son invocateur si ça lui chantait, nous les magiciens, nous leur devions nos pouvoirs, notre puissance, nos sorts, leur faire du mal, même s'ils sont d'une meilleure composition que les Djins, c'est la porte ouverte à une guerre. À mes yeux et à ceux de ma famille en tout cas. Du moins, celle de mes parents. Bref. J'avais encore une certaine rancune envers mon Génie, mais j'étais incapable de lui reprocher son envie de liberté, étant donné qu'il avait été gardé captif pendant un long moment.

Cela faisait une heure, peut-être un peu plus que j'étais installé au comptoir, mon verre à la main, un grimoire posé juste à côté, histoire de faire quelque chose. Alors qu'en fait, j'étais venu ici pour passer ma frustration sexuelle avec quelqu'un, mais... au final, l'envie n'était plus aussi forte. J'avais un mélange en moi de colère, de frustration et de tristesse qui m'empêchait d'obéir à mes plus bas instincts. Les yeux sur les pages de mon grimoire, je ne faisais que lire et relire la même incantation encore et encore, pour l'apprendre. Une énième incantation de protection, juste pour passer le temps en quelque sorte. Pour les autres sortilèges, il me fallait beaucoup plus de concentration. Ce dont je n'étais pas capable, maintenant, tour de suite. Cependant, je tournais la tête lorsque que j'entendis une voix tout à côté de moi, demander du ketchup. De quoi ? Surpris, je haussais un sourcil pour croiser le regard d'un jeune homme qui me disait vaguement quelque chose, même si je ne parvenais pas à savoir où est-ce que je l'avais déjà vu. Oh... peut-être que finalement, je pourrais soulager ma frustration, et m'amuser vraiment. Il était pas mal du tout ! Son sourire me fit sourire aussi, je ne savais pas vraiment pourquoi et jetais un rapide coup d'œil à son verre.

Un soda ? Tu ne veux pas boire autre chose de plus fort ?


Quand j'abordais quelqu'un j'étais direct, je ne tournais pas autour du pot. Je rangeais mon grimoire dans ma poche de veste et je me rapprochais de lui avec un sourire un peu plus large sur les lèvres. Finalement, j'allais probablement passé une meilleure soirée que ce que je pensais, et Anonyme pouvait aller se faire voir.

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Il y avait des constances, dans la vie de Raphaël.
Petit un, tous les joueurs contre qui il tombait au détour du net étaient invariablement moins bons que lui.
Petit deux, son chocolat chaud devait toujours contenir deux sucres et le faire entrer dans un état d'hyperglycémie suffisant pour lui donner la foi de se réveiller le matin.
Petit trois, Balthier draguait tout ce qui était susceptible de répondre à ses avances - et ce qui ne l'était pas également, parfois, mais Raphaël admirait ses tentatives désespérées comme tant de vaudevilles qu'il ne verrait jamais.

Bien sûr, Raphaël l'avait invité à le faire. Il ne l'admettrait jamais ouvertement, mais il savait exactement quoi faire, sur quel bouton appuyer, avec quelle pression et à quelle vitesse pour faire réagir Balthier - et il en jouait, toujours volontaire pour le rendre dingue, toujours prêt, aussi, pour se faire désirer et rassurer sa paranoïa absurde qu'on l'abandonnait.
C'était étrange, presque paradoxal, compte tenu du fait que Raphaël manquait ces besoins humains, ces pulsions absurdes qu'il essuyait toujours avec le regard lointain du l'étranger qui tenterait tant bien que mal de comprendre des coutumes aliens ; ou du moins était-ce le cas avant son invocation actuelle.
Il avait connu le sexe, durant ses millénaires d'existence, mais toujours comme quelque chose à laquelle il se pliait pour mieux subvenir à ses contrats ou arriver à ses fins. Ça n'avait jamais été une histoire de plaisir, il ne s'y était jamais plié volontairement : il se comportait comme un humain et par-là même répondait aux mêmes velléités que celles de l'apparence qu'il endossait.
Cette enveloppe, Raphaël ; cette fois, c'était différent. Rien ne l'y obligeait.

Son sourire esquissa un accent victorieux lorsque Balthier se rapprocha de lui et, nonchalant, il se tourna tout à fait vers lui pour l'accueillir, comme une réponse calibrée par son corps ; rien ne l'y obligeait, mais c'était devenu instinctif, et il pouvait bien se vanter du pouvoir qu'il pensait avoir sur Balthier rien que par sa simple existence, ce dernier pouvait au moins tout autant jouir du même privilège.
« Définissez plus fort. » Il avait emprunté une voix détachée, se drapant d'une innocence feinte - mauvaise habitude, naturel qui revenait au galop, peu importait.
Le sous-entendu était volontaire et le sourire, toujours mutin, jouait avec la lumière tamisée pour se transparaitre de l'ambiguïté qu'il cherchait à créer pour mieux s'accaparer son attention.

« Je ne bois pas d'alcool. » eut-il néanmoins la décence de préciser sur le ton de la banalité, embrayant la conversation sur de la civilité, comme un jeu de va-et-vient dont il se plaisait à être le maître pour mieux déconcerter ses interlocuteurs.
Et ce n'était pas un mensonge, au demeurant - Raphaël ne buvait jamais d'alcool, ni de café, ni quoi que soit d'excitant. Comme il le disait si bien lui-même, il avait déjà bien du mal à être sobre au naturel.
« Cela dit, j'accepte que tu me paies un verre. Parce que c'était une invitation détournée, n'est-ce pas ? »
Du bout des doigts, il attrapa son verre pour le porter à ses lèvres et en boire une gorgée, sans rompre le contact visuel.
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Raphaël & Balthier

Plus je regardais l'homme à mes côtés, plus j'avais l'impression de le connaître, de l'avoir déjà rencontrer quelque part. Son visage me disait quelque chose, son attitude me titillait l'esprit, même si je ne parvenais pas à savoir où est-ce que j'avais pût le connaître. Ca ne pouvait pas être un de mes étudiants, même si je ne faisais pas particulièrement attention à eux, je parvenais malgré tout à les reconnaître, à associer leurs visages avec ma salle de cours où l'université. Et il paraissait un peu trop vieux pour être un étudiant. Un nouveau collègue peut-être ? Que j'aurais déjà croisé sans pour autant avoir mémorisé son nom ? C'était possible. Je ne le quittais pas du regard, il y avait quelque chose chez lui d'inexplicable qui m'attirait, mais ça ne me poussait pas à la curiosité que je pouvais avoir pour n'importe qui. Je me sentais à l'aise et... pratiquement en sécurité avec lui. Rares étaient les personnes qui me faisaient cet effet, qui me faisait ressentir cela aussi vite, à la première rencontre.
Le coude posé sur le comptoir, je l'écoutais parler en souriant, il se justifiait, ou du moins, il s'expliquait sans que j'ai à dire quoi que ce soit. Comme quoi, il tentait lui aussi d'accrocher mon attention. Enfin, il l'avait déjà depuis que j'avais levé les yeux sur lui, mais c'était autre chose. Au moins, j'étais sûr de ne pas me prendre un râteau. Oui, parce que ça m'était déjà arrivé, pas souvent, mais c'était déjà arrivé, du genre, bien honteux en plus. Enfin, je ne comptais pas, évidemment mes premières tentatives quand j'étais adolescent. Maintenant, il n'y avait que peu de personnes qui refusaient mes avances, et heureusement d'ailleurs. Je devais avoir un charisme trop important, trop puissant pour qu'on puisse m'ignorer et ne pas me désirer. Le seul vraiment qui me résistait, ou du moins qui ne cédait pas facilement à mes envies, c'était Anonyme. Seigneur, pourquoi est-ce qu'il revenait encore sur le tapis ? Je chassais sa pensée pour me concentrer uniquement sur l'homme que je voulais mettre dans mon lit. Oh oui. A moins de me prendre un coup de poing en pleine face, je ne laisserai pas tomber.

Oui, c'était bien mon objectif, de t'offrir un verre. Mais maintenant que je sais que tu ne bois pas d'alcool, je suis un peu pris au dépourvu. Il n'y a pas grand chose de non-alcoolisé que je pourrais t'offrir qui mérite vraiment le coup. Tu ne serais même pas tenté par un bon alcool ? Même si c'est juste pour te tremper les lèvres ?


Non, je n'avais pas pour but de le saouler pour profiter de son corps, bien sûr que non, mais je voulais vraiment célébrer cette rencontre qui ne serait que courte, puisque ça n'irait pas plus loin qu'une nuit. A moins qu'il ne soit vraiment excellent au lit, et là, effectivement, je le rappellerais. Enfin, là, j'allais un peu trop loin dans mes réflexions. Je saisissais mon verre pour boire une gorgée à mon tour, après l'avoir levé à sa santé. Je démarrais toujours tranquillement avec un verre mojito, et ensuite, j'allais un peu plus dans les verres... plus "hard" si on pouvait dire. Je gardais toujours une certaine sobriété, au moins pour la suite de la soirée, et si vraiment, je n'avais rien "sous la main" et bien, je buvais et rentrais en taxi après ou avant mettre soulager tout seul. Très élégant.

Une petite coupe de champagne, non ?


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L'insistance de Balthier arracha un rire clair à Raphaël, plus amusé que réellement moqueur ; mais Seigneur Dieu, il ne comprendrait décidément jamais les humains. Lui qui était si honnête, si brut de pomme s'attendait à ce qu'on l'entende, à défaut de toujours savoir faire de même avec autrui. Bien sûr, il avait l'habitude que le magicien lui tienne tête, contourne et s'acharne, mais il s'imaginait qu'il s'agissait davantage d'une habitude réciproque dans leurs rapports pour le moins houleux.
Qu'il fasse de même avec n'importe avait un côté rassurant pour le Génie, qui savait désormais que ce n'était rien de personnel, mais également un brin vexant, comme si on venait de lui annoncer qu'il n'était pas l'enfant chouchou de la fratrie après avoir passé des années à s'en persuader.
Tout cela cependant n'enlevait rien à son amusement et il hocha la tête en signe de dénégation sans rien perdre de son sourire.

« Pas même une petite coupe de champagne. Tu ne voudrais pas ruiner deux ans de complète sobriété ? » répondit-il avec un détachement parfait, détournant juste assez le regard pour instiller le regret à ses propos ; il avait l'habitude d'accumuler les identités et de s'inventer des vies, aussi improvisait-il toujours avec réalisme.
Le fait, également, d'avoir assisté à des réunions d'alcooliques anonymes lui donnait une assez bonne idée de la manière dont ceux qui s'en sortaient ressentaient leur nouvelle hygiène de vie. Là où il s'attendait à de la fierté, du soulagement ou juste le bonheur d'être libéré, il ne trouvait que la honte et les culpabilités s'handicapaient des fantômes du passé bien davantage que des éventualités du futur.
Bien vite, néanmoins, il reporta son attention sur Balthier en haussant les épaules, l'air de dire "peu importe."

« Crois-moi, je n'ai pas besoin d'alcool pour passer une bonne soirée. Ou être enivré, au demeurant. » D'un mouvement de poignet un brin véhément, il fit mine de chasser le sujet avant de profiter de son élan pour lui tendre la main d'un air affable, l'invitant à la serrer. « Samson. Professeur Barries, si je ne m'abuse ? J'ai beaucoup entendu parler de toi. » Il fit mine d'avoir dit une bêtise, se rattrapa d'une expression juste assez contrite pour être crédible. « Je veux dire, j'ai entendu certaines choses à ton sujet. Rien de négatif, à mon sens, je te rassure. »

La vérité, c'est que Raphaël ignorait encore exactement où il voulait en venir. Flirter avec lui pour mieux l'abandonner au moment le plus critique ? Le mener par le bout du nez juste assez longtemps pour se dévoiler à la fin ? Endosser réellement une identité fallacieuse toute la soirée - et quoi, finir dans ses bras, se quitter comme deux inconnus qu'ils n'étaient pas, garder ce secret ad vitam aeternam ?
Au départ, il l'avait suivi simplement pour le surveiller. Maintenant, il ne savait plus trop. Il l'avait invité à venir lui adresser la parole, il ne pouvait décemment pas blâmer Balthier pour son initiative.
Le plaisir de le faire tourner en bourrique ne semblait pas pouvoir effacer la curiosité de vivre concrètement les avances de Balthier, réellement, sans qu'il ne tente de lui échapper, sans qu'ils ne soient deux fiertés qui se heurtaient avant d'être deux individualités qui se cherchaient.
Et s'il avait encore le temps pour improviser, Raphaël se sentait quelque peu déchiré.
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Raphaël & Balthier

Il parlait, il était très bavard cet homme plaisant à voir, et il avait de l'humour visiblement, mais je crois que je n'imprimais pas vraiment ce qu'il me disait. Enfin, si, je comprenais qu'il ne voulait pas boire, qu'il était vraisemblablement un ancien alcoolique qui n'avait pas l'air d'avoir choisi le meilleur endroit où aller pour passer une bonne soirée non-alcoolisée. Certes, aucun bar ne servait pas d'alcool, mais il était quand même ici dans le quartier des jeunes, des fêtards, des lieux où les boissons fortes coulent à flots. C'était peut-être aussi un moyen pour lui de se contrôler, de s'imposer des défis. À sa place, je crois que je ne pourrais jamais le supporter, si je devais arrêter le sexe, d'aller dans une boîte échangiste et ne rien faire, pas même me toucher. Oui, donc, je n'écoutais pas vraiment ce qu'il disait, je cherchais surtout à savoir ce qui se cachait derrière ce masque bavard et... si ouvert aux révélations personnelles. Bon, il ne m'avait pas révélé un secret d'état non plus, mais ce genre de confession, si... facilement faite était une preuve d'une personnalité extraverti. Automatiquement, mon cerveau me sortit l'image de Raphaël, mais je la chassais dans la seconde. Non, j'avais dit qu'il n'interférerait pas dans ma soirée. Ou alors, cet homme se sentait simplement bien en ma compagnie, tout simplement. C'était peut-être d'ailleurs la meilleure option. Ceci dit, lorsqu'il me tendit sa main en me lançant mon nom, j'eu comme la sensation de louper une marche dans mon escalier mental et de revenir brusquement au bar du Green Fairy et de me faire pousser dans le dos. Il me connaissait ? Un nouveau collègue dans ce cas. Ou peut-être que... non, si je l'avais déjà croisé dans une soirée, par le simple fait qu'il ne boive pas, je me serais souvenu de lui. Je posais finalement mon verre pour attraper sa main et la serrer donc, non sans hausser un sourcil de surprise.

Exact, Balthier Barries. Enchanté Samson. Tu m'excuseras, mais je n'ai en revanche pas entendu parler de toi. Même si ton visage me dit vaguement quelque chose, je suis navré. Tu travailles à l'université ? Tu es nouveau en ville ?



Étant donné qu'il avait la langue déliée naturellement, je n'hésitais pas à lui parler et à lui poser des questions, et quelque chose me disait que les réponses allaient me surprendre, il allait répondre, ce serait étonnant qu'il ne le fasse pas. Je relâchais doucement sa main et fini mon verre cul sec, le reposant sur le bar et en commandant un autre directement au barman. Étant donné qu'il n'allait pas finir alcoolisé, j'allais devoir moi-même freiner ma propre consomation pour ne pas avoir de mauvaise surprise, on n'était jamais trop prudent. Mais avant de laisser le barman me servir un autre verre, je le retenais en regardant le dénomé Samson dans les yeux, un sourire taquin sur les lèvres.

Je me charge de payer tes consomations dans ce cas, mais est-ce que tu me permets de te faire faire un cocktail sans alcool ? Les sodas et limonades sont loins d'être festifs quand même. Promis, je ne veux pas te faire replonger à ton insu.


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La question d'apparence innocente lui arracha un rire joyeux tandis qu'il hochait la tête en signe de dénégation, brassant l'air de sa main comme pour chasser un sujet absurde. Oh, Raphaël avait tant de choses à lui répondre ; bien sûr, qu'il était tout cela à la fois, et plus encore. Il était collègue et étudiant, voisin et colocataire, ami et rival, amant et inatteignable - que ce soit complémentaire et ambivalent, il pouvait se vanter de colorer toutes les palettes possibles dans le relationnel de Balthier et de titiller tous ses synapses à son bon plaisir.
Raphaël avait tant de choses à lui répondre - mais Samson se contenta de sourire avec malice, accordant un regard en biais illisible à son vis-à-vis, comme une provocation dont il était le seul à connaître les raisons profondes.

« Je ne suis pas d'ici. » expliqua-t-il avec détachement, l'air de choisir ses mots pour limiter le mensonge, se dédommager d'une quelconque justification s'il venait à briser sa couverture. « Je rend visite à un ami. Un élève à toi, d'où le fait que tu ne me sois pas inconnu. » Et il sembla bien vite évident qu'il ne comptait pas vendre l'identité de la personne susnommée.

À bien des égards, l'on pouvait songer qu'il ne désirait simplement pas mêler l'étudiant à ses flirts avec son professeur, mais Raphaël était égoïste, exclusif, lorsqu'il s'agissait de ses petits jeux avec Balthier, et il ne comptait pas offrir l'opportunité à ce dernier de se concentrer sur autre chose que lui-même, même en pensée, même durant une seconde.
Les faux-semblants commençaient déjà à se mélanger un peu trop avec l'évidence.
Machinalement, son sourire se mua en quelque chose de plus taquin en réponse à celui de Balthier et il fit mine de réfléchir à la proposition, comme ces femmes trop précieuses qui poussaient le vice à se faire désirer plus que nécessaire avant de céder, un doigt dessinant les contours de son verre en un ersatz de compte à rebours dont il était le seul à connaître l'échéance.

« Je suppose que je peux me le permettre. » finit-il par céder, la concession facile, avant de repousser son verre de soda pour interpeller le serveur d'un mouvement, se retournant vers Balthier dans le même temps. « Mais je te prends aux mots, je te laisse choisir pour moi. Si tu parviens à commander quelque chose qui me plaît particulièrement, je pourrais être enclin à te rendre la pareille de la manière de ton choix. »

Et Dieu que le sous-entendu n'était pas subtil et que l'esprit tordu de Balthier saurait le relever le temps d'un battement de cœur, mais Raphaël s'était paré d'un sourire complice qui se complaisait dans une innocence factice ; difficile de deviner, d'un point de vue extérieur, quelles pensées avaient pu motiver ce pari. La vérité, c'est qu'il ne voulait pas l'influencer : que Balthier ignore ce qu'il avait en tête pour mieux observer ses réactions instinctives et ainsi cerner ses intentions à son égard.
Ou à l'égard de Samson, mais la barrière entre son persona et son ego était à l'heure actuelle encore trop fine pour les différencier tout à fait.
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Raphaël & Balthier

Plus les minutes passaient, moins je me posais des questions au sujet de Samson. C'était assez ironique, et pourtant. En étant le plus honnête avec moi-même, je savais que je ne reverrais pas cet homme après ce soir, quoi qu'il arrive, et même s'il m'arrivait de vraiment pousser la curiosité sur les personnes que je rencontrais lorsqu'elles étaient intéressantes, là, ça m'était complètement égal. Je ne voulais pas passer la soirée seul, je voulais... un peu d'attention en réalité, avec beaucoup plus après, mais cela restait de l'attention. Nous cherchons tous de l'attention, de l'amour, qu'on nous regarde, durant toute notre vie. Mon addiction au sexe était peut-être une façon comme une autre d'avoir de l'attention, sous couverture du plaisir, de ne pas me retrouver seul alors que j'avais justement le comportement adéquat pour l'être. C'était probablement la raison pour laquelle Anonyme me sortait par les yeux. Je l'avais invoqué pour qu'il soit à mes côtés, pour que ce sentiment de solitude disparaisse, ou s'ameunuise, mais c'était l'exact opposé qui se produisait. Quelque part, j'avais l'impression d'être une femme délaissée pour des jeux vidéos. Ouais, et c'était moi qui avais donné naissance à cette situation en l'invoquant et en lui offrant les dits jeux vidéos. Soupirant discrètement à mes propres pensées, mon attention fini par se raccrocher à ce que disait Samson, ou plutôt, la fin de sa phrase. Il était là pour un de mes étudiants. Je comprenais mieux comment il avait pû entendre parler de moi. En bien avait-il dit, c'était donc un étudiant qui m'appréçiait, l'indice restait quand même très flou, ceux qui ne me supportaient pas avaient quitté mes cours un mois après que le premier semestre ait commencé. Enfin, qu'importe, une fois encore, je ne le reverrais pas après.
J'attendais toujours sa réponse pour le cocktail, haussant un sourcil, ayant la très nette impression qu'il faisait exprès de se faire désirer, sans pour étant complètement dans le flirt, ou alors c'était une simple idée maussade restant après mes pensées légères sombres. Cela étant dit, lorsqu'il céda, j'allais pour lui commander le verre que j'avais en tête mais la fin de sa phrase me fit complètement buguer. Alors certes, mon esprit était pervertit, mais il venait bien de dire ce qu'il venait de dire ? En une fraction de seconde, je l'avais imaginer à genoux devant moi me faisant une fellation dans une ruelle sombre. Mais ça, c'était mon esprit dépravé, et il ne devait probablement pas avoir dit ça comme ça. Mes étudiants ignoraient la partie de ma vie la plus délurée, et fort heureusement d'ailleurs. Enfin, après, c'était un flirt, il pouvait aussi tout à fait y penser naturellement. Optant pour cette option, à moitié tourné vers lui et le coude posé sur le bar, je le regardais avec un petit sourire en coin.

Alors il va falloir que je joue malin. Est-ce que je peux te poser des questions avant ou je dois jouer à l'aveugle.



Au final, le défis me plaisait plutôt bien. Samson avait l'air d'être quelqu'un de très joueur, et très taquin aussi. Si jamais le cocktail que je lui commandais ne lui plaisait pas, il me donnerait une autre chance, j'en étais persuadé. Et dans le pire des cas, nos provocations mutuelles finiraient par lui faire faire ce qu'il avait dit, même sans avoir perdu. Puisqu'il avait cédé pour le cokctail, il se ferait désirer et céderait pour autre chose. Finalement, je levais la main avant qu'il ne réponde.

Non, je commande maintenant, nous verrons. Si vraiment je fais une grosse erreur, je poserais des questions.


Je me tournais alors vers le barman pour commander un Tropique Menthe, un cocktail de jus de fruit exotique avec un soupçon de menthe. Pas de cocktail du style Mojito, Bloody Mary, Piña Colada sans alcool, trop facile. Et puis, le but était de le surprendre aussi un peu. J'attendais qu'il ait son verre pour trinquer avec lui, et pendant la préparation, je décidais de prendre moi-même la tête de la conversation.

Alors, pourquoi venir ici ? Ton ami t'as laissé pour la soirée ? Ou alors vous êtes venus ensemble et je dois m'attendre à le voir débarquer d'une minute à l'autre pour t'enlever à moi ?


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Balthier rentrait sans mal dans son jeu et la fibre provocatrice de Raphaël s'en retrouvait gonflée ; le génie marchait à l'instinct, comme une boule de nerfs constamment à la recherche de l'impulsion électrique qui le ferait se sentir vivant, et son invocateur était encore la meilleure source de cette adrénaline étrangement humaine à laquelle il carburait.
C'était presque ironique, en un sens : Anonyme ne comprenait pas grand-chose aux humains, êtres de chair fragiles si facilement manipulables, si ridiculement brisables, et c'était une sensation qui perdurait qu'importait la durée de son invocation. Cette fois-ci, néanmoins, il s'était laissé éclabousser par le quotidien, prendre à son propre jeu, et apprenait à force de patience à dompter les aléas émotionnels qu'il développait petit à petit sous l'identité de Raphaël.
Peut-être était-ce dû aux liens qu'il avait su développer avec les habitants de Bray ; peut-être, aussi, était-ce simplement une conséquence de la relation particulière qu'il entretenait avec son magicien, inédite à bien des égards.

« C'est moi qui l'ai laissé pour la soirée, si je puis dire. » Il ponctua sa réponse d'un sourire désinvolte, balayant l'air de sa main comme s'il cherchait à se débarrasser d'une once de culpabilité trop véhémente pour être tout à fait honnête. « Il est plus casanier que moi, et je voulais sortir un peu, voir de quoi étaient faites les soirées dans le coin. »

Il marqua un temps, balayant la salle du regard, jugeant l'activité des lieux comme un spectateur étranger qui chercherait à répondre à sa propre question ; Raphaël était un fêtard, c'était un fait, un bon vivant vers lequel on se tournait lorsqu'on cherchait un luron pour mettre l'ambiance, mais la vérité, c'était qu'il était également un excellent spectateur qui se plaisait à observer les autres, comme une âme empathique qui s'imprégnerait du plaisir des autres sans avoir besoin de se compromettre dans la manœuvre.
C'était quelque chose de moins évident à faire, dans les bars contemporains, lorsqu'il avait baigné dans les établissements illicites durant la prohibition et s'était perdu dans les foules romaines lors des jeux du cirque, et l'effervescence des masses était clairement différentes, les états d'esprit à l'opposé, mais il n'avait jamais vraiment perdu goût à la chose. La nostalgie se faisait simplement toujours un peu plus forte à chaque fois.
Il leva son verre pour boire une gorgée, l'air songeur, avant de reporter son attention sur Balthier, refermant sa parenthèse intérieure pour mieux lui sourire avec amusement.

« Personne ne risque de m'enlever à toi, et je suis disposé à rester le temps que cela me sied. Et tant que tu le désires également, évidemment. » Et c'était presque étrange, de concéder autant de choses à Balthier lorsqu'il était plus habitué à lui refuser, mais l'exercice le distrayait assez pour qu'il se prenne au jeu sans trop se poser de questions. « Quant au cocktail.. bel effort, mais j'affectionne l'hyperglycémie et pour être parfaitement honnête, ça manque de sucre. »
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I do believe in Genius.

Raphaël & Balthier

Je le regardais prendre le verre, après avoir intégrer les nouvelles informations qu'il voulait bien partager avec moi, puis souris en le voyant déguster le cocktail. Il me plaisait définitivement beaucoup et j'avais dans l'idée de remercier cet étudiant, si jamais un jour je parvenais à avoir son nom, d'être si casanier et laisser son ami venir à ma rencontre. J'avais énormément de chance d'être tombé aussi rapidement sur un beau jeune homme qui acceptait mes avances et qui ne prenait pas des faux airs de Sainte. Il n'était pas non plus de ceux qui n'attendaient qu'à se faire prendre dans les toilettes du bar ou dans un coin clauque pour aller ensuite chercher un autre partenaire. Ce genre de mec allait droit au but et ne cherchait pas à faire la conversation. J'avais envie de profiter de la soirée pour être avec Samson. Il y avait là quelque chose que j'aurais voulu avoir avec Rap... avec quelqu'un, en toute simplicité. J'étais peut-être en train de me fourvoyer à l'égard de ce jeune homme, en tout cas, c'était le plan que j'avais pour la soirée. Avec bien sûr passage par la case luxure, ce n'était de toute façon pas négociable, j'allais tout faire pour au moins passer un moment charnel avec lui. Je lancerai le pure jeu de séduction quand il serait temps, surtout que j'avais toujours en tête sa proposition, salace ou non. Pour le moment, je profitais de sa compagnie. C'était après tout mon but premier quand j'avais franchi les portes, ne pas être tout seul.

Je vais te commander un autre verre dans ce cas, mais j'aimerais qu'on aille s'installer à une table, si tu le permets. Parce que, pour répondre à ta question, ta compagnie m'est extrêmement agréable, je n'ai nullement envie que tu t'en ailles, Samson.



Ce prénom me semblait tellement étrange associé à son nom, mais ce n'était pas de sa faute. Un sourire étira mes lèvres alors que je me levais en pensant à une chose. J'avais toujours cru que mes parents étaient allés chercher très loin mon prénom jusqu'à ce qu'en regardant jouer Anonyme à un jeu, je tombe sur un personnage avec mon prénom. Un blanc blond avec les yeux bleus, pirates de l'air ou je ne savais quoi, tout à fait moi bien sûr. Grosse moquerie de mon génie pendant un temps avant de devenir un souvenir plutôt caucasse. Je me rappelais encore de la scène alors que je lisais quelques écrits de mes étudiants dans le salon et que Raphaël jouait sur le tapis du salon, devant l'écran de la télé avec une de ses consoles. Lui était hilare alors que j'étais... septique. Bref, j'étais donc debout avec mon verre et l'invitais à me suivre parmis la foule pour rejoindre une table tranquille. Certes, loin du bar, mais relativement à l'abris de l'affluence. Je m'installais sur la banquette en cuir et posais mon verre sur la table, relevant la tête vers Samson.

Et donc, que fais-tu dans la vie ? Outre que voguait chez tes différents amis ?


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I hate to say it, but it's probably me. • ft. Balthier
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