A surf lessons , are you sure you want me as a student ? [Alaska]

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Son téléphone se mit à sonner, le bruit strident ne tarda pas à vriller ses tympans et il soupira allègrement alors qu'il tatonait tout autour de lui dans son lit, puis sur sa table de chevet pour pouvoir mettre la main sur son téléphone portable qui était la cause de tous ses malheurs. Il finit par le retrouver quelque part dans le méli-mélo qu'il avait fait avec ses draps juste à côté de l'ordinateur sur lequel il avait passé une bonne partie de la nuit à travailler comme pratiquement tous les soirs d'ailleurs. Il avait un rythme de vie qui n'était pas dans la moyenne et puis concrètement, la plupart du temps, le reste de sa famille se moquait éperdument de sa façon de vivre, ils venaient le déranger à toute heure du jour et de la nuit quand ils en avaient besoin, et ils lui demandaient juste d'être là quand il le fallait sur le terrain. Il se frotta un instant les yeux pour pouvoir remarquer qu'il n'était que six heures et demi du matin et que cela était bien trop tôt pour son métabolisme. En même temps, il avait du fermer les yeux à peine une heure avant, et il tenait à son sommeil profond, il pouvait être grognon parfois quand il n'avait pas sa dose d'heures de sommeil par nuit. Il avait reçu un appel en absence et un sms. Apparemment, il avait prévu de faire quelque chose aujourd'hui, une chose qui lui était totalement sorti de l'esprit. Une séance de surf qui devait commencer aux alentours de huit heures du matin. Il se mit à rire nerveusement, reposant son téléphone prêt de son oreiller. Il n'avait nullement envie de quitter la chaleur de son lit et il fallait dire qu'un peu de course à pied pour se tenir en forme, il n'était pas très porté sur le sport.

Pourtant c'était leur deal, à Ska et à lui. Depuis qu'il avait vu la jeune femme essayer de traficoter un peu sur l'ordinateur et qu'elle s'était faite avoir comme la débutante qu'elle était. Nath s'était amusé en quelques clics à lui montrer lui qu'il pouvait effacer toutes ses traces et en quelque sorte il l'avait sortis d'un mauvais pas. Après quelques verres ensemble, passant la soirée à discuter, ils s'étaient plutôt bien entendus et avaient décidé que Nathanaël lui donnerait quelques cours d'informatiques peu conventionnels et qu'elle, elle réussirait à le faire monter sur une planche de surf . Il avait reculé l'échéance plus d'une fois, il trouvait toujours un moyen ou un autre pour se défiler. Pas qu'il n'avait pas très envie de tenter l'aventure, mais bon il n'avait vraiment pas envie de quitter son lit ce matin. Il finit par s'y trainer au bout d'une bonne demi-heure, il s'équipa comme il lui semblait être bon de le faire, surtout qu'il se doutait qu'ils n'allaient pas avoir très chaud et il prit la direction de la plage. Au passage, il acheta trois cafés, il but le premier en entier en quelques minutes le long du trajet puis il se présenta devant la jeune femme avec les deux autres. « On ne pourrait pas boire notre café et profiter tranquillement de l'air matinal pour une bonne petite promenade … Je ne suis pas sûre que l'eau salée avaler à trop grande dose soit bon dès le lever. »
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Les vagues, le bruit constant des vagues qui venaient mourir sur la plage, à mes pieds. L’aube qui étalais son manteau d’or sur l’océan. Une journée parfaite pour apprendre. J’étais sobre, l’une des rares fois depuis l’incendie, je pouvais écouter chaque partie de mon être avec distinction, je pouvais sentir cette douleur dans mon âme, la contempler. Je le savais que si ce n’avais pas été de Nathanaël, de ce cours qui était prévu, j’aurais été chercher une bouteille de fort, peu importe laquelle, et j’aurais bu jusqu’à ce que je ne sois plus qu’une loque humaine. Parce que c’était ce que je faisais, me détruire, tranquillement, de l’intérieur, jusqu’à ce que je ne sois plus rien, jusqu’à ce que la douleur à l’intérieur de mon être soit apaisé, ce trou dans mon âme apaisé. Depuis que j’avais repris ma planche, me lançant corps et âme sur ce petit bout de plastique sur des vagues qui ne finissaient plus, je me sentais calmé, mais seulement lorsque je me retrouvais au milieu de l’océan, entouré des vagues, assise sur ma planche. Autrement, je retournais dans cette univers de destruction que je m’étais créez.

Je pris mon cellulaire, lui renvoyant un autre message, il était en retard. Au fond, c’était à prévoir. Le soleil était à peine levé, j’avais beau être une lève-tôt, j’avais beau aimer me lever avec l’aurore, c’était loin d’être le cas pour tout le monde. Mais c’était l’heure parfaite pour commencer, il n’y avais pas un chat, personne pour nous déranger, personne pour nous regarder. Envoyant un dernier message, j’enfilais ma combinaison, pris ma planche, au moins j’aurais surfer un peu avant son arrivé. Au moins, je me serais défoulée un peu. Je ne savais même pas moi même ce qui m’avais pris de lui offrir un cours de surf. Le surf, ça l’avait été toute ma vie, mon univers entier, mais j’avais arrêté pendant deux longues années, j’avais beau avoir repris, il n’empêchais pas que c’était long deux ans, que je n’étais pas au sommet de mon potentiel. Et au fond, je le savais qu’Utah, il voulait que l’on reprenne la compétition, je l’avais vu sa photo sur sa page facebook, celle avec sa combinaison, celle où il fait pâle figure comparé à ce qu’il avait un jour été. Je l’avais vu et j’avais compris l’espoir qui résonnait dans son être, partir, reprendre la compétition, refaire notre vie comme elle avais toujours été. Mais je ne savais pas, j’étais incapable de me décider si je voulais réellement reprendre cette vie, si je voulais de cette vie sans Dallas pour me supporter, me prendre dans ses bras, être présent. Je ne savais pas si je pouvais reprendre sans lui. Je ne savais pas si j’en avais la force, parce qu’au fond, j’étais un être faible. On allais pas se le cacher, je suis faible, incapable d’avancer dans la vie sans eux autour de moi pour m’épauler et me guider, m’enfonçant dans mes vices et l’autodestruction dés que je me retrouvais seule.

Un moment, sur l’eau, la vague sous ma planche, glissant sur la mer comme si j’étais revenue quelque années en arrière. Un instant, mon pied qui glisse, me retrouvant à l’eau, paniquant l’espace de quelques secondes, des souvenirs de mon accidents remontant avec force, avant de réaliser que je pouvais respirer sous l’eau, que j’avais le contrôle, j’y restais, quelques minutes, appréciant le contrôle, la sensation, nouvelle, différente. Je n’avais pas été sous l’eau, respiré sous l’eau, depuis ma transformation, deux ans auparavant. Remontant, revenant vers la plage, le voyant s’approcher, deux cafés à la main, il n’était pas sûre que l’eau salée soit bon dés le lever. Je ne pu m’empêcher de rire, me surprenant moi-même. Ça faisait longtemps que je n’avais pas rit, éclater de rire, sentir cette vibration dans mes cordes vocales. Ramassant la combinaison de plus que j’avais apporté, je le lui donnais en échange du café qu’il avais apporté.

“Enfile là. Oublie pas le talc sinon tu risque de danser longtemps avant de réussir à l’’enfiler. Et pour ton information, c’est un choix santé que d’avaler de l’eau salée, si tu l’as recrache après.”

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C'est fou comme il pouvait manquer de motivation dans ce genre d'exercice. Il avait beau avoir le look un peu surfeur, avoir les cheveux blonds cendrés qui partaient dans tous les sens au gré de ses envies, de ceux de la nature et du vent marin, ainsi le fait qu'il avait les yeux bleus. Il y a peu encore, une jeune femme l'avait regardé, bien évidemment il n'était pas nécessaire de préciser qu'elle avait du ingurgiter une dose importante d'alcool, elle s'était approchée de lui, avait posé sa main sur son bras de façon aguicheuse, et lui avait dit, les yeux dans les yeux, comme quoi les siens étaient aussi bleus que l'océan. Il n'avait pu s'empêcher de se moquer très largement de la jeune femme, notamment parce qu'elle avait ensuite essayée de le charmer avec un ridicule sans nom et parce que si elle faisait référence à la mer grisâtre qui les entourait, cela n'avait rien d'agréable du tout. L'eau semblait plutôt boueuse qu'autre chose, ce n'était pas vraiment flatteur pour le jeune homme. Elle n'avait pas tardé à s'écrouler le laissant seul. En attendant, il fallait quand même bien avouer que l'eau dans laquelle il était censé se lancer avec Alaska aujourd'hui ne donnait pas très envie, elle n'était pas bleue turquoise, elle ne devait pas être très chaude non plus. On était loin de l'image idyllique d'une plage où l'on pouvait avoir envie de faire du surf, il voyait ça plutôt sur les côtés australiennes ou du côté de Miami, c'était sans aucun doute plus vendeur. Mais Alaska s'était levée pour lui, elle avait fait un effort, c'était à lui d'en faire un pour elle même si cela voulait dire de faire trempette dans une eau qui ne devait sans doute pas dépasser les quatorze degrés.

Nathanaël grimaça légèrement en finissant son café, il était en train de se dire qu'il profitait des derniers effets de la boisson chaude de ce matin et que bientôt tout cela aurait disparu. Il prit la combinaison et secoua la tête. « Car en plus de jouer au poisson en dessus je serais un bonhomme de neige ou pire une gaufre au sucre glace. Tu me diras, je ne suis pas sûre d'arriver à charmer une belle sirène vu mon niveau en surf donc je suis à peu près tranquille même dans cette tenue là. » Il lui fit un petit clin d'œil avant de se mettre à l'écart dans un coin à l'abri des regards pour se saupoudrer de talc sur tout le corps avant de passer la combinaison, se dodelinant pour l'enfiler correctement. Il mit ses affaires dans son sac à dos et revint auprès d'elle faisait une petite pirouette avant de faire une révérence devant elle.  « Eh voilà je suis prêt, fin prêt, à 200% prêt à aller me noyer. » Il posa un regard sur la planche de surf. « Dis moi, je sais que ça va faire un petit peu macho ce que je vais dire, mais en même temps je dois garder cette position d'homme viril encore quelques instants. Mais si je venais à me noyer, à sombrer dans les flots sombres de l'océan, un peu à la Titanic, tu pourras faire comme dans Alerte à Malibu et venir me chercher et me sauver ? » Il lui sortit un sourire des plus brillants avant de s'approcher doucement des vagues, mettant ses pieds dans l'eau. Il se retourna en direction d'Alaska. « Bonne température ! Tu es certaine que je ne risque pas de perdre mes orteils par hasard ? »
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Je ne savais pas pourquoi, je ne comprenais pas vraiment, mais cette homme devant moi, il avait tendance à me faire rire, sourire, il avait tendance à me faire oublier mon mal-être, mon besoin d'auto-destruction, mon besoin de souffrir, de me blesser jusqu'à ce que j'oublie pourquoi et comment. Jusqu'à ce que j'oubli mon propre nom, mais jamais celui de Dallas, c'était comme s'il avait pris un morceau de mon coeur et ne voulais pas me le redonner, non, jamais. Même dans la mort, je lui appartenais, et ça me brisais de l'intérieur que de savoir, comprendre, que j'avais perdu la seule personne qui me retenais de me noyer en mon être, qui m'empêchais de couler plus loin, plus profondément. Mais, lui, cet homme face à moi, avec son rire et ses sourires, il me semblait presque me retrouver à la vie normale, cette vie que j'avais toujours suivit avec le sourire avant l'incendie, avant l'accident. Avec lui, j'avais envie de rire, de sourire, de faire comme lui, de me rappelez celle que j'avais déjà  été.

"Dit toi que cette tenue là, tu as plus de chance de charmer une belle sirène."

Et moi, même si je le considérais comme un frère, j'en connaissais un qui la portait avec ce style qui faisait saliver toute les femmes autour, chaque fois que l'on débarquais sur une nouvelle plage, je n'avais jamais été capable de m'empêcher de le taquiner, de lui faire la remarque que s'il avait le malheur de se déshabiller sur la plage, il serait le responsable de quelque accident. Utah, avec son sourire sans fin, sourire qui avais disparu en même temps que le mien, ce charme infini, il semblait faire fondre les femmes autour de lui. Qu'il le veuille ou non, il était beau garçon. Et moi, et bien, j'avais toujours aimer les hommes en combinaison, mais pas lui, lui il était comme mon jumeau, comme mon frère, mais chaque fois que Dallas l'avais mis pour venir nous rejoindre, chaque fois qu'il avait daigné faire l'effort de nous rejoindre, je n'avais pas pu enlever mes yeux de sur lui, de le regarder comme toute ses femmes avaient regarder Utah. Au fond, je me demandais comment personne ne l'avais jamais remarqué, lui en premier. Un sourire éclaircissant mes lèvres alors que je le voyais revenir, il n'était pas mal non plus. Au fond, je me disais, j'avais toujours eu un faible pour ceux qui faisais du surf, pour ceux qui se lançais à l'eau, même quand ils semblaient toujours reluctant comme Nath en ce moment. J'éclatais de rire lorsqu'il me demanda si j'allais venir le sauver comme dans Alerte à Malibu. Ce rire, dans ma gorge, il me semblais étrange, ce son devenu étranger.

"Si tu veux, mais je suis loin d'avoir la poitrine et la sensualité de Pamela Anderson, et si tu t'attends que j'accourt au ralenti avec mes seins bondissant de partout, je ne suis pas trop sûre que ça va être efficace, tu risque de finir noyé bien avant que j'arrive. Mais si tu veux, je te jure de ne pas te laisser couler comme Jack dans le Titanic."


Je le regarde s'approcher de l'eau, trempant un pied dans l'eau, incertain. Me demandant s'il ne risque pas de perdre ses orteils. Un nouveau rire dans ma gorge alors que je m'approche, un sourire narquois sur mes lèvres, une petite poussée sur le torse, le voir s'étaler dans l'eau, un nouveau rire, étrangement, je pourrais presque m'habituer de nouveau à ce son.

"Maintenant que tu es trempé de la tête au pied, on peux commencer?"


Je ramasse les planches, lui tendant la sienne. Ce sourire toujours sur mes lèvres. C'est étrange comment une personne peux te faire oublier tes problème l'espace de quelques instants. [/b]
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Finalement, plus les minutes passaient et plus il sentait son esprit se réveiller ainsi qu'un certain fourmillement au creux de son ventre. Peut être que l'appel de la mer avait enfin un effet sur lui, qu'il était prêt à se lancer, à faire le grand saut. Il se retint de rire face à sa propre bêtise, son subconscient ne faisait pas réellement de nouvelles découvertes c'était simplement le café qui commençait à faire effet sur le jeune homme. Néanmoins, il y avait un certain sentiment d'apaisement chez Nathanaël. Il s'éloignait enfin du domicile familiale, loin de la présence de ses frères, de cette mère, des envies de chacun et de la tension générale qui n'arrangeaient en rien l'équilibre déjà assez précaire qui régnait là-bas. Ils étaient fous de voir combien tous avaient envie de prendre l'air, de vivre sa vie, même si sa mère continuait à faire le deuil de sa fille disparue et de son mari qui les avait tous abandonnés. Il était plus que conscient que les choses devaient évoluer et cela au plus vite pour le bien de chacun, mais plus il était prêt à partir, et plus la vie semblait vouloir le retenir à Bray et auprès des autres Blackwood. Au moins, pour quelques minutes, quelques heures il pensait à lui, juste à lui et il agissait en personne tout à fait normal qui allait se prendre une taulée monumentale en essayant de tenir debout sur une planche à travers les vagues et dans une combinaison qui le moulait un peu trop. Il n'était pas le genre de garçon qui aimait qu'on puisse apprécier la grandeur ou la petitesse de son paquet. Il se mit à rire avec un réel amusement face à la jeune femme. « D'une les sirènes cela n'existe pas. Sinon faut peut-être que je me méfie qu'elle ne m'envoie pas me noyer par le fond. De deux, la seule sirène que je vois à cet instant c'est toi ! Et je crois qu'il serait vraiment de mauvais goût d'essayer de draguer mon professeur de surf. Enfin pas au premier cours quand même ! » Il lui fit un clin d'œil.

Nathanaël ne put s'empêcher quelques instants d'avoir l'image de Ska se superposant avec l'image de Pamela Anderson courant sur la plage. C'était sans aucun doute une des seules choses que les trois frères Blackwood avaient apprécié en même temps. Il secoua la tête face à la jeune femme. « Tu ne fais pas d'effort non plus, je ne te demande pas grand chose. Je veux Pamela et toi tu me donnes du Rose de Titanic. Tu as intérêt à pas me laisser me noyer comme le pauvre bougre … Mais attends ça veut dire quand même que tu veux me mettre des menottes ?! Ca se fait ce genre de pratique en dehors d'un bateau directement en mer ? » Il se mordit la lèvre, il était parti très loin dans son délire et il se demanda soudain s'il n'avait pas perdu la jeune femme à ce moment-là. Elle allait le prendre pour un fou et elle allait réellement s'occuper de le noyer en pleine mer si ça continuait. Cependant, il ne faut pas longtemps pour qu'il oublie ça et se retrouve allonger dans la mer, une vague venant le submerger un instant lui faisant boire la tasse. Il grimaça. « C'est bien trop salé à mon goût ! » Il se redressa, passa une main dans ses cheveux dégoulinant d'eau qui retombaient un peu sur ses yeux et récupéra sa planche. « Je suis prêt mon capitaine ! » Dit-il avec un sérieux presque solennel.
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Pour la première fois depuis des semaines, voir des mois, je me sentais légère, je me sentais en paix avec moi-même, j’avais envie de rire, j’avais envie d’être moi, je nager, surfer, peu importe, je me sentais légère, pour la première fois depuis l’accident, depuis la mort de Dallas. L’espace de quelques heures, peut-être, seulement peut-être, pourrais-je penser à un futur rayonnant au lieu de cette noirceur qui m’entourais depuis trop longtemps.

“Si tu dit que les sirène n’existe pas, c’est sûrement vrai, non? Mais moi j’aime bien l’idée de me dire qu’une jolie sirène pourrais échanger sa voix contre des jambes pour trouver l’amour avec toi. Et je suis désolée de te l’apprendre, mais j’ai toujours deux jambes, aucune queue de poisson en vue.”

Un léger rire, alors qu’un sourire étirait un peu plus mes lèvres. Je n’avais jamais eu de seins, je n’en avais jamais voulu, pour une surfeuse, les seins étaient un cauchemar, alors que nos maillots de bain ne soutenais pas grand chose et qu’on se faisait secouer dans tous les sens sur les vagues.

“Si tu veux, je peux aller me faire poser des faux seins, je vais pouvoir te faire une imitation parfaite de Pamela. Et puis, je peux bien te mettre des menottes, mais compte pas sur moi pour te les défaire à coup de hache, c’est des plans pour que tu perde une main ou deux.”

Un nouveau sourire alors que je m’approchais de lui, je revenais des mois en arrière, bien avant mon accident, alors que Dallas, Dakota, Utah et moi, on était encore inséparable, avant que la mort de l’un d’entre nous nous sépare, avant que la mort ne face son chemin, nous détruise peu à peu, quand les sourires étaient facile et que la vie était simple. Quand Shawn était toujours dans nos vies, quand l’on voyageait à travers le monde avec nos planches, quand j’étais jeune et insouciante, avant l’accident, avant de perdre l’enfant, avant qu’il ne disparaisse, ne donnant plus de nouvelle. Il m’avait été facile de rire, de sourire, d’être une plume légère dans le vent, souriant à qui le voulait bien. J’avais été celle qui était toujours heureuse, celle qui ne voulais que rire de bonheur et surfer, surfer jusqu’à ce que mon corps me demande d’arrêté, jusqu’à ce que mes membres tremblent de fatigue. L’espace d’un instant, je la retrouvais, cette Alaska qui avait disparu bien trop long. Je lui souriais, doucement.

“Tu pensais quoi, que la mer était fait d’eau douce?”

J’éclatais de rire avant de m’enfoncer dans l’eau, me retournant pour le regarder, un sourire en coin sur le bord des lèvres.

“Tu préfère quoi, la méthode douce ou la méthode forte?”

L’une consistait à y aller progressivement, comme tenir sur une planche dans l’eau sans tomber, la deuxième consistait à l’amener directement dans les vagues, vagues qui n’étaient pas tant hautes, fallait le dire. Il n’allait pas mourir noyé ici, du moins, pas avec moi dans les parages. Et puis, je ne l'amenait tout de même pas dans les vagues de tempêtes, c’était tout petit, quelques chose que j’aurais fait à six ans.
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