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 Une vie pas si paisible que ça...

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La soirée tombait doucement sur la ville de Galway. Dans une petite rue de la ville, une petite maison. Et dans cette petite maison, une petite famille.

Connell déposa sa veste sur le portemanteau, embrassa sa femme et frotta avec amour la tête de Yenth.

La petite fille leva le nez de son livre en braille et esquissa une moue étrange, ses grands yeux bleus morts scrutant le vide. Elle entendit le cliquetis métallique des couverts et referma son livre, en ayant pris soin de corner légèrement la page où elle en était pour ne pas la perdre. Elle se leva à tâtons, saisit sa canne de marche et alla reposer son livre sur l'étagère où elle avait l'habitude de le poser. Puis elle retourna à table, s'asseyant sans un mot.

Irina, sa mère, déposa une marmite fumante sur la table, observant sa fille d'un air pensif. Elle se faisait de plus en plus de souci pour Yenth. Mais l'état de la petite ne changeait pas. Elle restait toujours aussi silencieuse et renfermée. Irina venait à penser que sa fille devait passer de mauvais moments à l'école pour être comme ça. Mais Yenth s'obstinait à secouer négativement la tête pour dire que tout allait bien.

La petite famille commença à manger, dans la bonne humeur transmise par le père de Yenth. C'était un bon vivant, un homme dans la trentaine, aux cheveux chatains clair et au sourire communicatif. C'était un travailleur acharné, qui avait toujours donné son maximum pour sa famille. Et Irina avait toujours été présente pour lui, comme pour sa famille.

Yenth était consciente de l'amour que ses parents lui portaient. Mais elle ne parvenait pas à leur exprimer ses propres sentiments. Des sensations brûlantes, des odeurs enivrantes, et des pensées horribles l'envahissaient en permanence, latentes. Comme une petite voix impossible à ignorer. Yenth secoua légèrement la tête, avant de chercher sa fourchette à tâtons. Elle laissa échapper un petit râle, avant de sentir la main de son père qui l'aidait à trouver le chemin de la nourriture pour qu'elle puisse manger.

La petite fille était habituée à ce comportement de la part de son père. Il la faisait manger avant de passer à table lui même. Elle se laissa guider, remerciant intérieurement son père pour son aide. Elle ne pouvait pas exprimer ses sentiments. Un petit râle sortit de sa bouche pour exprimer sa gratitude.  

Elle sentit la main de son père frotter sa tignasse blonde et entendit l'encouragement pour qu'elle continue à manger. Elle continua donc, sans un bruit, ses grands yeux bleus d'enfant ouverts, sans rien voir.

Et alors qu'elle allait avaler la sixième bouchée du délicieux plat préparé par sa mère, elle se stoppa net, cessant de bouger. Une odeur, qui n'était pas celle du repas, parvint à ses narines de fillette. Une odeur désagréable, quelque chose qu'elle ne connaissait pas. Elle sentit son corps trembler, comme une émotion violente. La peur ? C'était de la peur. Elle en était certaine. Elle avait déjà eu peur. Elle avait déjà ressenti cela. Le jour où son "don" s'était manifesté. Elle se mit à trembler de tout ses membres, claquant des dents, comme si elle avait froid, émettant des couinements plaintifs.

Elle entendit son père lâcher le couvert qu'il tenait pour se précipiter vers elle, sa mère repoussa sa chaise et accourir.

Elle se sentit basculer. Elle se sentit rattrapée par son père, qui serra doucement ses petites épaules frêles entre ses bras. Elle sentit la main de sa mère serrer doucement la sienne. La voix de ses parents se faisait distante. Elle sentit ses yeux se fermer, mais l'odeur ne partait pas. Au contraire, elle se faisait de plus en plus persistante.

C'était une odeur qu'elle ne connaissait pas. Une odeur affreuse, horriblement âpre, et qui lui donnait envie de vomir.

Elle resta là, raide dans les bras de son père, tentant d'identifier cette odeur avec peine. Elle sentit une larme pointer au bord de ses yeux morts.

C'était la pire sensation qu'elle n'ai jamais connue. Et elle avait un très mauvais pressentiment...
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Une vie pas si paisible
Zachariah A. Pritchard & Yenth Kadel
La chasse, elle avais toujours fais partie de ta vie, toujours été présente. Ton premier souvenir était celui d’une chasse, alors que t’étais encore à peine une gamin, tes parents à tes côtés, tu réalisais bien maintenant que tes parents, ils n’avaient pas été totalement sain d’esprit, que d’amener un gamin de cinq printemps pour en tuer un autre, c’était la limite de la folie, mais t’avais été élevé comme ça, t’avais été élevé avec leurs haine et leurs rage. T’avais été élevé dans le sang de leurs victime. Ça t’impressionnais même que t’ai encore des principes, que tu ne soit pas totalement fou. Mais t’avais beau avoir des principes, t’avais aussi la haine, cette haine profonde qui coulais dans ton sang, dans tes veines, t’alimentais de colère.

Cette fois, tu pourchassais un couple, ils te filaient entre les doigts depuis des mois, ils te semblaient que t’avait beau te rapprocher, ils avaient toujours une longueur d’avance sur toi. Et avec ton emploi, ce truc que t’avais jamais eu avant, il t’était difficile de les pister comme tu le faisais auparavant.

Ton pied qui défonçais la porte, ton fusil à la main, le silencieux installé, t’aimais pas trop les fusils, t’aimais plus la machette. Ton arme favorite, mais ici, en pleine ville, dans une maison, c’était peu utile. Et t’avais pas très envie que les cris de tes victimes rameute les voisins. La porte qui s’ouvrit en grand, tu ne réfléchit pas à deux fois, tu regarda le couple, un instant, tu regarda dans les yeux de l’homme face à toi, un instant le doute qui t’envahissait, avant que tu ne le repousse vivement. T’en avais rien à faire de ton doute pour l’instant, ça faisait trop longtemps que tu les pourchassais, trop longtemps que tu les recherchais. Alors tu tira, deux coups, deux corps qui tombait lourdement au sol.

Tu fixais la fillette au sol, un instant, t’étais pas trop sûre, ton informateur avais pas parlé d’une fillette. Tu sortit le papier de ta poche, c’était pourtant la bonne adresse, t’avais vérifié au moins dix fois, question de pas tuer n’importe qui. Le portefeuille qui traînais sur le comptoir, tu l’ouvris, regardais le nom. Putain de merde. T’avais pas l’habitude de te tromper de cible, t’avais pas l’habitude de tuer des gens innocents. Ce couple que tu recherchais, que tu pistait depuis des mois mais qui semblait toujours te filer entre les pattes à la dernière minute, il commençais vraiment à t’énerver, mais solide. Tu déposais la carte d’identité, fixant la fillette qui pleurais au sol. Tu savais pas trop comment réagir, t’avais jamais été super bon avec les enfants, en général, tu te tenais loin d’eux. Ils avaient tendance à décelé une folie en toi que t’étais pas encore prêt à faire face. Tu cacha ton fusil, tu ne voulais pas l’effrayer, tu ne voulais pas qu’elle se sauve en courant. T’avais peut-être tuer ses parents, mais elle, tu ne lui ferais pas de mal, même si elle avais été une créature magique. T’avais tes principes, t’avais tes limites, et celle-ci en était une que tu ne voulais pas franchir. Tu l’avais franchit dans le passé, mais plus maintenant, plus jamais. T’en voyais pas l’intérêt, trop jeune pour blesser quiconque, ils n’avaient simplement pas choisit leurs parents, leurs gêne et ils étaient trop jeune pour devoir le regretter. Tu t’accroupis au sol, t’avais envie de sacrer, de hurler, de tout briser. Merde. Tu comprenais pas comment t’en était arrivé là, tu comprenais pas comment t’avais pu faire l’erreur. Au fond de toi, tu rageait, mais finalement, t’avais aucun pouvoir pour empêcher ce qui venait de ce passer. Tu venais de faire d’elle une orpheline.

“C’est quoi ton nom?”

T’étais vraiment un con. Tu savais absolument pas quoi lui dire, quoi faire. Si ça n’avais pas été du fait que tu venais de la faire orpheline, tu t’en serais pas occupé. Mais bon, tu te sentais un peu coupable, et puis, tu n’allait pas la laisser ici, seule. T’étais con, mais pas complètement non plus.

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La petite fille eut un instant d'arrêt lorsque le bruit des corps qui tombent retentirent à ses oreilles. Elle eut un moment de blanc, lorsque la main de son père qui la tenait s'écrasa sur le sol, la lâchant. Elle eut un gargouillis inintelligible, un son glauque et rauque qui s'échappa de sa gorge avant de tâtonner pour chercher sa canne. Canne qui devait être posée contre la chaise.

Il y avait quelqu'un devant elle, et ce quelqu'un venait de tuer ses parents. Elle eut un mouvement brusque, se protégeant la figure de ses petites mains, un mouvement rapide qui lui était inconnu. Elle croyait que c'était l'instinct de survie, ou quelque chose comme ça.

Le temps venait de s'arrêter pour elle. Ses parents venaient de mourir, et elle était seule contre un inconnu.

Elle renifla lentement, humant l'air de son petit nez d'enfant. L'odeur n'était plus qu'une illusion. Elle était bien réelle. Elle eut un haut-le-coeur, réprimant un vomissement.

L'homme lui avait posé une question.

Son nom ? Elle eut un mouvement étrange, portant sa main à sa gorge. Avant d'écarter les lèvres et prononcer un gargouillis inaudible, mais qui ressemblait vaguement à son propre nom.


"Rrr...Yernrrth... "

Non,ça n'allait pas. Elle tâtonna à nouveau, cherchant son petit sac des mains, avant de sortir son petit portemonnaie. Elle farfouilla dedans, jusqu'à sortir une petite carte tachetée de points en relief. Elle la saisit fébrilement et tendit la carte en direction de la personne qui était non loin. Sa propre carte d'identité.

Terrorisée, elle lâcha la carte qui tomba sur le sol, et elle se recroquevilla d'instinct, se protégeant la tête. Elle avait peur. Oui, c'était de la peur. Elle sentit la force de ses jambes l'abandonner, comme si elle ne voulait plus fuir. L'odeur était entêtante, et lui donnait le tournis. D'une main, elle se frotta les tempes, avant de serrer son petit sac contre elle, dans un geste inutile mais qui la rassurait un tout petit peu.  

Elle se tassa sur elle-même et attendit une réponse. Qu'allait-il lui arriver maintenant ? Et comment allait-elle faire maintenant que ses parents n'étaient plus là ? Elle était incapable de se débrouiller seule, et elle n'avait pas de famille autre que ses deux parents, qui gisaient sur le sol. A la pensée qu'elle n'allait plus les entendre ou les toucher, elle eut un sanglot léger, une larme qui coula sur sa joue, sans véritablement qu'elle sanglote. Les sentiments étaient si durs à exprimer...
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Une vie pas si paisible
Zachariah A. Pritchard & Yenth Kadel
Tu te dis que t’as perdu le tour, que tu n’es plus aussi attentif qu’auparavant, que ton emploi, ton mode de vie, ta famille, ils te troublent, te déconcentre. Tu te dis que t’aurais jamais fait l’erreur auparavant, que tu n’aurais pas laissé la rage t’envahir, que t’aurais pas vu rouge, que tu n’aurais pas fait cette erreur fatale. T’avais laissé la rage t’envahir, t’avais pas pris le temps d’aller l’évacuer assez fréquemment. Tu le savais pourtant que tu ne te contrôlais plus, que tu n’étais pas capable de faire la différence entre bien et mal lorsqu’elle t’envahissait. Elle te contrôlais, te possédais, et toi tu l’avais laissé faire. En vrai, tu n’en avais rien à faire que le mauvais couple soit mort, tu avais tué assez dans ta vie pour ne plus voir le surplus de sang sur tes mains. Innocents ou non. T’en avais déjà plein les mains. En fait, tu voulais peut-être simplement ne pas le voir, ce sang sur tes mains, tu voulais peut-être simplement l’ignorer. Et tu le faisais comme un champion, l’ignorant bel et bien. Non, tu ne te sentais pas trop coupable d’avoir tuer les parents de la petite fille devant toi, celle qui ne semblait pas être capable de te regarder dans les yeux.

Elle essayais de te tendre une carte, sa carte d’identité. Tu levais un sourcil quand elle tomba au sol, se recroquevillant sur elle-même. Tu savais pas comment la réconforter, mais en même temps tu te doutais que tu réussirais de toute manière, tu venais de tuer ses parents devant elle. Tu ramassais la carte devant toi, du braille. Putain de merde. Elle était aveugle en plus? Tu ne savais vraiment pas qu’est que tu pourrais bien faire d’elle. TU allais quand même pas l’amener dans ta famille, tu savais comment ils étaient timbrés, ce serait probablement le pire des plans. Et puis, aucun d’eux ne savait comment s’occuper d’une fillette aveugle.

“Tu as de la famille? Un oncle, une tante, des grand-parents? Peu importe, quelqu'un qui pourrais t'accueuillir?”

Tu te dis que si elle en avait, ce serait un trouble de moins pour toi, t’aurais pas à chercher une solution, tu l’as déposerais, simplement, ni vu, ni connu, et puis elle était aveugle, elle ne pourrais jamais te reconnaître, elle ne pourrais avertir personne, te décrire à personne. Au fond, toi ça t’arrangeais qu’elle le soit, tu savais juste pas ce que tu allais faire avec elle et t’étais pas assez sans coeur pour l’abandonner. Parfois t’aimerais ça être comme ton frère, un coeur de pierre. Aucun principe pour lui bousiller la vie, rien, nada, niet. Il pouvais faire ce qu’il voulais sans que ça ne semble le troubler le moins du monde. Parfois, t’aimerais ça être comme lui, avoir cette froideur d’esprit qu’il possédait.
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La petite fille eut un mouvement de recul, cessa de sangloter en silence, et s'assit sur le sol. Non, il n'y avait personne pour l'aider maintenant. Elle posa ses mains sur ses deux tempes et les frotta légèrement. Elle leva le nez, semblant réfléchir un long moment, puis secoua négativement la tête. Elle était toute seule, à présent.

Elle se releva en tâtonnant, cherchant sa canne blanche, son petit sac sous le bras. Elle n'arrivait pas à se repérer. C'est comme si la maison, envahie par cette odeur atroce de mort, avait changé de disposition. Comme si tous ses repères avaient disparu. Comme si tout ce qu'elle connaissait, n'était plus aussi familier. Elle eut une sensation de vertige, se rattrapa à la table, puis ferma ses yeux morts, les rouvrit. Elle attrapa sa canne et se mit en quête de plusieurs objets qu'elle estimait utiles. Elle ne pouvait pas rester ici. Il lui fallait partir. Elle secoua à nouveau la tête. Personne ne pouvait l'aider.

Elle commença à chercher les affaires qu'elle voulait sur la commode du salon. Papiers d'identité, ce genre de petites choses. Elle se stoppa net, une question la taraudait. Elle retourna son regard bleu vers l'homme qui avait tué ses parents. Il venait d'assassiner deux personnes de sang froid. Pourquoi ne la tuait-il pas ? Elle se tourna vers lui, et s'immobilisa.

Cela devait être assez étrange. Une fillette de neuf ans immobile aux yeux qui ne voyaient pas, tournée vers un meurtrier qui n'avait visiblement pas envie de la tuer. Elle resta immobile. Elle savait que ses yeux bleus étaient rivés vers lui. Elle le sentait. Elle arrivait à le sentir. Pourquoi ressentait-elle sa présence ? Alors qu'elle ne ressentait même pas celle de ses parents?

L'odeur lui faisait tourner la tête. Elle s'avança vers lui, jusqu'à ce que le bout de sa canne blanche touche l'homme. Puis elle s'assit devant lui, penchant légèrement la tête sur le coté. Pourquoi pouvait-elle le localiser sans qu'il ne parle ? Elle sentait que quelque chose n'allait pas avec cet homme, autre le fait qu'il avait tué ses parents. Mais quoi ? Qu'est-ce qui n'allait pas ?

Elle secoua la tête, puis resta plantée là, assise devant lui. Elle émit un gémissement rauque. Puis ouvrit la bouche pour parler, essayant de formuler une phrase.


"Pourrquoi... je  teeee ... senss ....?"
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Une vie pas si paisible
Zachariah A. Pritchard & Yenth Kadel
Tu l’as vis essayer de se promener, la canne à la main, sans même lever le petit doigt pour l’aider. T’avais beau être assez gentil pour ne pas la tuer, tu n’avais pas réellement envie de l’aider, surtout que tu ne savais pas trop comment réagir. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sentais perdu, sans vraiment savoir quoi faire, tu n’avais jamais autant regretter l’absence de ton partenaire de chasse que présentement. Lui, il aurait su quoi faire. Lui n’aurait probablement pas fait l’erreur en premier lieu. Mais il n’étais pas, l’erreur était faite et tu était pris avec les conséquences. Elle revint vers toi, s'assoyant devant toi. Bagaillant, te posant une question. Cette peur que tu sentais en elle, t’était pas trop sûre de comment y réagir. Tu aimais sentir la peur chez les autres, chez tes proies, mais pas chez les autres. Tu n’était pas un monstre, enfin, pas totalement, tu aimais rire, tu aimais sourire, habituellement tu étais celui qui mettais de la joie dans une pièce, pas celui qui faisait glacer le sang dans les veines. Tu comprenais qu’elle ait peur, tu venais tout de même de tuer ses parents, mais dans le fond, ça te faisait vraiment suer. Tu te dit que cette rage que tu sentait bouillir en toi, elle venais aussi peut-être de cette question. Mais quelle question? Pourquoi elle te sentais? Tu n’en avais aucune idée, tu n’en avais rien à faire qu’elle te sente. T’avais pas l’intention de rester ici toute la soirée.

“Je n’en ai aucune idée. Parce que t’as un nez. Parce que t’es doté de l’odorat. Parce que je suis un humain et que forcément, j’ai une odeur. Parce que putain, j’en ai aucune foutue idée et je m’en fou.”

Tu allais péter un plomb et tu le savais. T’étais déjà pas super doué avec les enfants, t’avais pas tellement envie de rester prêt d’elle plus longtemps, et encore moins de faire le gardien d’enfant ad vitam eternam. Non. Vraiment pas. Les questions stupides, t’aimais pas plus ça. Tu était content qu’il n’y avais jamais eu de femme qui c’était ramené avec un enfant dans les bras, te disant que c’était le tien, t’aurais probablement pas su quoi en faire. Tu serais un très mauvais père et tu le savais. Trop de violence, de haine, de rage en toi. Tu l’as pris pas les épaules, la regardant dans ses yeux, sachant très bien qu’elle ne te voyais pas.

“As-tu de la famille? Une tante, oncle, grands-parents, peu importe? Je n’ai vraiment pas l’intention de n'éterniser ici à jamais et j’ai pas plus l’intention de te laisser moisir ici.”

Tu savais pas trop où l’amener, tu savais pas trop quoi faire d’elle. Tu voulais pas la tuer, ça c’était sûre, t’avais aucune envie de toucher les cheveux de cette fillette, tu t’en voudrais beaucoup trop et si il y avais une seule personne que tu n’étais pas capable de gérer, c’était bien toi.
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La petite fille resta assise, penchant la tête sur coté. Elle passa une main pensive dans sa tignasse blonde et secoua la tête. Elle sentait les mains de l’homme sur ses épaules d’enfant. Elle secoua à nouveau la tête, ses grands yeux bleus immobiles, comme une poupée de porcelaine entre les mains d’un gamin.

"Non. Pas.. de famille. »

La réponse avait fusé, sèche, sans intonation particulière, d'une voix fluette et sans réelle colère. Elle resta plantée là, avant de se rendre compte qu’il fallait qu’elle sorte de là. L’homme n’avait visiblement pas envie de la tuer. Elle serra son petit sac contre elle et renifla l’air.
L’odeur s’est dissipée peu à peu. Yenth leva le nez, et se redressa en saisissant sa canne blanche. Elle tourna lentement la tête dans tous les sens. Ses membres étaient un peu engourdis, et elle eut une grimace quand elle sentit ses muscles se raidir légèrement à son mouvement. Elle fit deux trois pas dans la maison.
Elle finit par se tourner vers l’homme.


« Et toi ? »

Un pas vers lui.

« Pourquoi tu …ne pars pas ? Alors que tu… les as .... ? »

Elle sentait sa gorge lui faire mal. Une douleur brulante, horrible, comme si chaque mot écorchait ses cordes vocales. Elle fut prise d’un spasme et se mit à tousser fortement. Pourquoi arrivait-elle à parler normalement ? Elle sentit les larmes lui monter aux yeux alors que sa gorge l’irritait. D’un revers de main, elle essuya les petites gouttelettes d’eau sur son visage et releva le nez vers lui.
Elle ouvrit à nouveau la bouche, puis toussa légèrement, alors qu’elle essayait de prendre la parole, de manière intelligible.


« Tu… es bizarre. »

Cette pensée la fit légèrement sourire. Un rictus crispé, rien de plus. Elle osait dire ça à cet inconnu ? Qu’il était bizarre ? Alors qu’elle-même avait une perception des choses plutôt étrange. Elle ne voyait pas mais tous ses autres sens étaient exacerbés. L’odeur du sang lui remonta dans les narines, et elle réprima un haut-le-cœur. Maman disait toujours que quand les yeux étaient malades, les autres sens se réveillaient plus que d’habitude. Maman…

Yenth eut une moue triste. Plus jamais elle ne sera avec ses parents. Mais leur voix résonnait encore dans sa tête. Jamais elle n’oublierait.
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Une vie pas si paisible
Zachariah A. Pritchard & Yenth Kadel
Pas de famille. Tu entendis les mots sortir de sa bouche et tes espoirs s’envoler. Tu avais voulu une porte de sortie rapide, mais finalement, elle s’était écrasé aussi vite qu’elle c’était envolé. Il allais bien falloir que tu fasse de quoi avec elle, mais tu n’avais aucune idée de ce que t’allais faire. Tu ne connaissais pas des masses de gens dans le coin et tu n’avais aucune envie de la ramener dans ta famille de taré.

“Parce que j’ai beau les avoir tuer. J’ai quand même des principes.”
Tu n’avais pas peur des mots, non, toi tu avais peur de chose bien plus dangereuse, les mots n’était que des sons, des faits mis dans l’air. Tu n’avais pas peur de dire les choses tel qu’il était. Mais d’un sens, ce n’était pas tes parents qui était étendu sur le sol, et même là, tu sais pas trop comment tu réagirais si tes parents se faisait tuer, tu sais pas trop si tu serais triste ou soulagé. Tu éclatais de rire à la dernière phrase de la fillette, tu étais bizarre, c’était peu dire.

“Je ne suis pas le pire, mais je ne te contredirais pas.”

Tu le savais bien que t’étais pas la personne la plus saine d’esprit sur la terre, t’étais loin de l’être, mais d’un sens, quand on avais vécu comme toi, avec des parents comme les tiens, c’était difficile de ne pas tourné différent, ou pire, comme tes frangins.

“Qu’est que je vais faire de toi?”

T’essayais de réfléchir, de trouver un endroit où l’amener, tu voulais pas juste la laisser ici, encore moins au poste de police, ce serait stupide d’arriver au poste de police avec une fillette que tu venais de faire orpheline. Déjà, tu ne connaissais pas personne dans les environs, mais il te fallait trouver quelqu’un qui voudrais d’une fillette aveugle. C’était déjà pas assez difficile comme ça, fallait rendre ça quasiment impossible. Et puis, tu l’as eu cette illumination, cette idée merveilleuse. Keenan. Cet oracle des Dux Tenebris que tu avais rencontré une ou deux fois à propos de cette quête, pour trouver un fameux grimoire supposé enlever toute magie de cette terre. Tu ne croyais pas en aucun  grimoire, pour toi, c’était de la magie pour anéantir de la magie, t’aimais mieux tes bons vieux moyens, un objet contondant et un peu de sang, ça l’anéantissais tout autant. Tu avais refuser d’y  aller, en Sibérie, exactement pour cette raison.  Il devait partir d'ici peu, mais il était encore en ville pour quelques jours, du moins, tu l'espèrais.

“Tu dirais quoi d’aller vivre chez un ami à moi? Il es aveugle, comme toi.”

Tu lui demandais, mais en vrai, tu ne lui laissais pas vraiment le choix. C’était ton dernier recours.
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La petite fille pencha la tête sur le coté. Elle resserra la lanière de son petit sac qu'elle tenait dans sa main, avant de réfléchir.

Un homme aveugle n'aurait-il pas du mal à s'occuper d'une enfant aveugle ?

Elle croisa les bras, plongée dans une profonde réflexion. Elle ne voulait pas être un fardeau pour qui que ce soit, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Elle savait comment s'habiller, à peu près. Elle pouvait se doucher à peu près seule. Mais elle était incapable de manger seule. Pensive, elle se mit à tourner en rond, s'aidant de sa canne blanche pour se repérer. Ce manège dura longtemps, trois minutes, trois longues minutes où elle réfléchissait. Puis finalement, elle se tourna vers l'homme, le fixant de ses yeux bleus.


"Je... n'ai pas le choix, si ?"

Elle toussa un peu, puis se reprit.

"Si.. il est aveugle... ca ne va pas être.... compliqué ?"

Elle resta plantée là, alors que ses yeux morts restaient rivés sur l'homme. Elle ne voulait pas causer de problèmes. Mais avait-elle véritablement le choix ? Si elle restait seule, elle ne survivrait pas longtemps. Au mieux errerait-elle un moment dans la ville, avant qu'un individu ne la ramène au poste de police ? Ou qu'il lui arrive autre chose. Beaucoup de choses pouvaient arriver à une fillette seule. Peut être que ça ne serait pas si terrible que ça d'aller vivre chez une connaissance de cet homme ? A condition que cette connaissance ne soit pas un psychopathe en puissance.


"Ton ami... est gentil ?

(Peu d'inspiration aujourd'hui, un peu crevée, mes excuses)
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Une vie pas si paisible
Zachariah A. Pritchard & Yenth Kadel
Tu regardais la fillette devant toi, celle qui te regardais sans vraiment te regarder. Tu n’avais pas spécialement envie de t’attarder aussi longtemps dans un endroit où tu venais de tuer deux humains innocents. Non, t’en avais pas envie, mais il n’y avais pas grand chose que tu pouvais y faire à part la prendre sur ton épaule et partir sans poser de question, mais s’il y avais bien une chose que tu n’avais pas envie de faire c’était d’attirer l’attention sur toi. C’était un jeu dangereux celui auquel tu jouais présentement, tu n’avais aucune envie de finir en prison. Parce que t’avais beau avoir une raison, tu tuais des gens tout de même, tu leurs enlevais la vie, c’était quand même considéré comme des meurtres, et toi, bah, tu n’étais pas invincible, tu n’étais pas invisible. Tu l’as regardais son petit manège tu commençais à t’impatienter, tu le sentais.

“Non, tu n’as pas le choix. Maintenant, dépêche toi, je n’ai aucune envie de m’attarder. Et non, ça ne sera pas compliqué, il c’est s’y faire, ne tant fait pas.”

Tu te trouvais un peu ironique de lui dire de ne pas s’en faire, après tout tu venais de tuer ses parents de sang froid et tu connaissais peu l’oracle, tu savais seulement ce que l’on disais de lui. Tu n’étais pas à l’aise autour de lui, c’était une créature aussi, mais tu pouvais rien y faire, il était intouchable.

“On peut dire ça.”

Il ne ferais probablement pas de mal à la fillette, et puis, il passait la plupart de son temps le nez dans ses livres. Au fond, tu n’avais aucune idée de ce qui attendais la jeune fille. Alors tu te levais, prêt à partir, tu n’avais vraiment pas envie de t’attarder plus qu’il ne fallait maintenant.

“Allez, viens. Tu ne verras même pas la différence.”

On ne t’as pas entendu rire, Zachariah, non, mais toi tu le sais que tu riais à l’intérieur, de cette mauvaise blague que tu n’avais pas pu t’empêcher de dire, parce que t’étais toi, et tu avais un goût douteux en matière de timing et de blague, mais ça ne t’avais jamais arrêter.


désolé, ça l'as pris du temps, avec le déménagement et le fait que j'avais pas internet pendant quelques temps, ça l'as pas aidé
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