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 Not here to make friends (FT DAKOTA)

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Not here to make friends
Prise d’une soudaine frustration, Albane fait quelques pas de reculons, serrant les poings. Parce que son colocataire est parti travailler, le silence de l’appartement est étouffant, et l’on pourrait presque entendre le bruit du pinceau qui craque sous l’emprise tyrannique de la noire, qui dévisage la peinture devant elle. Ça ne fonctionne pas. Quelque chose cloche. C’est moche, ce n’est pas satisfaisant, et ça l’énerve royalement, parce qu’elle était dans l’incapacité de peinturer quoi que ce soit depuis les quatre derniers jours. Prise d’une soudaine impulsion agressive, la métamorphe lance son pinceau de toutes ses forces sur la toile, qui tangue sur le chevalet, et vient s’étaler sur le sol poussiéreux de la pièce. La peinture fraîche va probablement s’étendre partout et tacher le plancher, mais sur le moment, elle s’en fout. Elle s’en fout tellement qu’elle se laisse même aller à frapper avec une haine nouvellement découverte la toile, cette dernière s’envolant et venant s’écraser sur le coin d’un meuble. Désormais trouée, l’œuvre ne sert plus à rien, et Albane laisse un grognement presque animal s’emparer de ses tripes. Une fois l’adrénaline retombée, elle se rend compte que sa petite scène était tout à fait ridicule. Se passant une main dans les cheveux, la noire soupire bruyamment et tente de se calmer. Elle ne savait pas ce qui se passait avec elle, ces temps-ci. Ses émotions n’avaient jamais été aussi sauvages et même si bipolarité non-médicamentée était difficile à gérer, jamais elle ne s’était laissée aller ainsi. Une bonne douche lui ferait du bien. Calmer les muscles tendus, laisser ses pensées vagabonder, quelque chose du genre.

Elle sort de la douche rapidement, ne prenant même pas la peine d’enfiler de vêtements, et décide d’aller se rouler un joint rapidement. Son doberman est allongé sur le sofa de façon confortable, son regard aussi noir que la nuit le fixe. « Oui, Red, c’est l’heure de la promenade. » mais le chien ne bouge pas. C’est à croire qu’il lui disait presque d’aller s’habiller. En arquant un sourcil, elle tourna les talons et se dirigea vers sa chambre, où elle enfila rapidement des sous-vêtements, ses vieux jeans tachés de peinture, et un t-shirt des rolling stones aux manches découpées. Elle laissa sa crinière d’ébène faire ses vagues naturelles et tomber sur ses épaules. En sifflant un bon coup, elle fait signe à son chien qu’elle est prête à sortir, et rapidement, le gros doberman bondit du sofa en jappant, son petit moignon de queue secouant de droite à gauche. La noire lui ouvre la porte et le laisse sortir sans sa laisse. Il est bien dressé et elle ne s’inquiète pas spécialement. Puis de toute façon, elle aime bien effrayer les passants dans la rue. Avec Red, tout le monde gardait ses distances, et c’est exactement ce qu’elle voulait. Elle tire un bon coup sur son joint et barre la porte derrière elle, laissant son chien la guider.

Albane marche, mains dans les poches, son regard fatigué caché derrière des lunettes de soleil Ray-Ban volé sur un type qu’elle avait de mettre K.O. Petite altercation dans la ruelle, comme d’habitude. Cette fois-ci, elle n’avait pas sorti son petit couteau de poche, mais ses jointures lui avaient fait mal pendant environ deux jours. Le crochet du droit sur la tempe du mec s’était avéré être plus puissant que prévu. Tant pis. Elle avait pu garder le weed et ses lunettes de gosse de riche.
Red, pendant ce temps, se promenait, truffe au sol, son petit moignon battant la mesure de droite à gauche, heureux de pouvoir passer du temps dehors. Il guidait la noire, qui le suivait sans vraiment regarder où ils allaient. Lorsqu’elle se rendit compte que les appartements se transformaient en maisons, et que les maisons devenaient de plus en plus luxueuses, la métamorphe se rendit compte qu’elle était rendue sur Eagle Street. Plus précisément, sur le bord de la mer. Encore plus précisément, dans le quartier de son amie Alaska. En soupirant, elle secoua la tête et décida que s’arrêter chez elle pourrait être une option. Ça passerait le temps, et elle pourrait peut-être lui quêter quelques gorgées d’alcool avant de repartir. Ça, et fumer un joint gentiment sur son sofa. Ouais, c’était une bonne idée.

Comme à son habitude, la noire s’avance dans leur cours, le pas léger, et fait signe à Red de l’attendre à l’extérieur. Le grand doberman, bien dressé et habitué aux gestes de sa maîtresse, décide d’aller s’installer dans l’herbe et de déposer sa tête sur ses longues pattes. Elle ouvre la porte et le laisse vaquer à ses occupations, sachant très bien qu’il ne ferait rien de bien dramatique. Albane ferme la porte derrière elle et se dirige directement vers la cuisine, parce qu’elle avait soif et qu’un verre d’eau était quand même attirant. Elle se sort un verre de l’une des armoires et prend de l’eau de l’évier, puis s’adosse sur le comptoir et sirote sur son verre, absorbant le silence qui l’entourait désormais. Étrangement, à chaque fois qu’elle se pointait sans prévenir chez son amie blonde, c’était toujours ainsi; soit la maison était déserte, soit les gens étaient trop occupés à faire autre chose. La plupart du temps, Alaska arrivait quelques minutes après pour la sortir de sa torpeur, mais pour l’instant, c’était encore le silence.


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Not here to make friends
Le soleil se cache derrière les nuages. Un café à la main, assise devant ton PC dans le salon. Tu regardes l’écran sur lequel un début de dissertation est écrit. Tu finis le semestre et après tu rentres à la maison. Tu retournes en Australie. Comme un enfant qui court se cacher dans les jupes de sa mère. Tu ne peut plus être ici. Tu as pleurée beaucoup depuis le moment où tu as prise cette décision. Tu es remplie d’émotions les plus diverses. Le calme qui était habituellement ta première nature semblait s’être caché profondément loin de toi. Tu n’étais plus toi-même. Le deuil faisait de toi une personne nouvelle. Une personne que tu n’aimais pas. Devant l’écran tu tapais frénétiquement. Tu voulais en finir au plus vite. À ta droite, un cahier rempli de notes qui te servaient à l’écriture, à ta gauche, un autre cahier tout aussi rempli de notes. Tu tapais, regardant à gauche et à droite de temps à autre, tournant les pages. Tes cheveux étaient attaché en un chignon sur le haut de ta tête, tu portais un pull qui appartenait à Dallas auparavant et un jeans. Ça avançait tranquillement. Tu bossais sur ce travail depuis quelques semaines. Tu étais assidue comme étudiante. La mort de Dallas avait quelques peu ralentie ta cadence. Les enseignants t’avaient tous offerts des extensions dans la situation. Pourtant, tu les avaient toutes rejetées. Tu ne souhaitais pas qu’on s’apitoie sur ton sort, qu’on te laisse des délais, parce que ton colocataire, ton meilleur ami, une partie de toi était mort à l’Université, dans un terrible accident qui avait chamboulé ta vie. Non, tu voulais continuer, tenter d’être le plus normal possible. Même si cela semblait presque impossible aux yeux de plusieurs.

Tu entends la porte s’ouvrir et se refermer. Tu ne dis rien, probablement Utah ou Alaska qui rentre de tu ne sais pas où. Vous ne vous parlez plus, vous êtes rendus des inconnus les uns pour les autres. Tu entends des pas dans la cuisine. Tu cherches tes cigarettes pour t’en allumer une, mais tu te rends compte que le paquet traîne certainement sur le comptoir. Tu n’as pas envie d’y aller et croiser Alaska ou Utah. Pourtant l’envie de nicotine est plus forte que toi. Tu te lève donc à contre-cœur.

Tu entres dans la cuisine, ramasse le paquet sur le comptoir avant de te rendre compte que la personne qui se trouve contre le comptoir est loin d’être blonde comme tes deux colocataire. Tu la regardes, fronces les sourcils un instant avant de demander :

« Je peux vous aidez? »

Tu ne la connais pas, tu ne l’as jamais vu et tu ne sais pas trop ce qu’elle fait dans tes maison. Est-elle une des conquêtes d’Utah qui vient de se lever? Probablement pas, elle semble loin de juste sortir du lit. Alaska s’intéresse maintenant aux filles et ramène quelqu’un à la maison? Tu en doutais fortement. Elle n’osait jamais ramener ses conquêtes ici. Ainsi donc, une étrangère se trouvait chez toi.


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