(EZEDAN) The part of me who never dies

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The part of me who never dies
There's so much to talk about brother
Ez&Aidan
 
Une cigarette à la bouche, ton chien à tes côtés, tu marches à pas rapides près de la plage. Tu n'es pas sur le sable, non, tu rentres chez toi, ou du moins dans ce qu'il t'a été donné comme chez toi après l'incendie, mais tu ne peux t'empêcher de jeter un oeil au loin, observant les vagues se projetant sur la rive. T'as jamais vraiment aimé nager. Ouais, c'est pas vraiment ton truc, même si t'as pas peur de l'eau, t'aimes juste pas ça Le tigre en toi, lui, aime bien, ça le rafraîchit après une longue course. Ce n'est toutefois pas ton terrain de prédilection. Tu es un homme de la Terre, et tu le resteras. Ton chien, c'est la même chose. Il aime bien se jeter dans les eaux, de temps à autre, mais tu sais qu'il est bien mieux à courir avec toi. Il a pas peur de toi non plus quand t'es sous forme animale, il a grogné la première fois mais maintenant, il te respecte et te suit. Tu te demandes parfois s'il sait qu'il s'agit de toi, à l'intérieur, que tu es son maître. Tu penses que oui, qu'il est plus intelligent qu'il n'en a l'air. Peut-être que tu te trompes, va savoir. Tu le regardes, debout, fier, et tu souris. Tes sourires, tu les donnes à peu de personnes. Aidan, Skye, Lana, récemment Violet, et ton Loup. Les seuls qui pour toi en sont dignes. Et lui, ton loup, il te rend fier. T'aurais pas pu rêver meilleur animal, même si t'avais pu choisir. Il est de ceux qui n'abandonnent pas, qui sont sauvages mais qui doivent vivre dans une certaine forme de société, la société qui a été créée par eux, et pour eux. Il te prend comme son maître, comme son alpha, et quelque part, t'es heureux de cette situation de force entre vous. Il sait de toute manière que tu feras toujours tout pour lui, comme le jour où tu l'as sauvé.

Sortant de tes pensées, tu reprends ta route, la cendre s'éparpillant dans les airs alors que tu avances, pour enfin pousser la porte du refuge où vous êtes obligé de vous terrer pour le moment. Sortir un trop gros montant vous aurais à coups sûrs trahis, alors vous avez fait profil bas, et vous devez vous coltiner le refuge à pauvres installé pour l'occasion. Ça te fait pas spécialement plaisir, t'as connu des squatts mieux entretenus, dans ta vie, mais t'y peux rien, alors tu te la fermes et tu dis rien. Tu crois une ou deux personnes dans les couloirs qui regardent ton chien d'un air craintif, ou alors d'un regard noir comme s'ils s'attendaient à ce qu'il les morde en plein couloir. Le Monstre grogne, et toi ça te fait rire, tu sais qu'il leur fera rien, qu'il aime juste leur faire peur, parce qu'après tout, ce ne sont que des cons, un peu partout. Surtout ici. Ce refuge, c'était l'antre du malheur, tout le monde avit perdu beaucoup dans l'Incendie, mais ça n'empêchait pas les vivants de laisser courir des oreilles indiscrètes et des yeux baladeurs sur toutes les chambres voisines, espérant entendre quelques sombres secrets duquel tirer profit. Les êtres humains dans toute leur splendeur, ils te donnaient envie de vomir. Tu parles d'ailleurs pas à grand-monde du refuge, pour toi tu vaux mieux que ça. Tu vaux mieux que les pauvres, mieux que les riches, mieux que tout le monde sauf que ta famille. T'as peut-être tort, peut-être pas, mais le fait que voir ces gens entassés dans ces petites chambres, ça te donne envie de grand air.

Tu enfonces la clé dans la porte, la tourne, et rentre dans la chambre étroite qui vous a été attribuée. Y a pas énormément de place, à peine celle de bouger et d'entreposer le peu de choses que vous avez pu sauver des cendres. Heureusement que c'est pas là que vous gardez votre fric, pas vrai ? Aidan est pas encore là, tu sais pas ce qu'il a fait de sa journée, donc tu sais pas à quelle heure il va rentrer, alors tu t'occupes, tu t'allumes clope sur clope, rendant l'endroit aussi opaque qu'un aquarium, tu nourris ton chien, ouvre la fenêtre, puis t'attends que ton frère se décide à rentrer. En attendant, tu attrapes la guitare qui se trouve dans le coin de la pièce, et tu décides de redonner un peu à l'endroit une once de musicalité, même si tes voisins finiront encore par taper contre le mur pour que tu la fermes «  avec ton putain d'instrument ». T'as l'habitude. Tu commences à même l'avoir un peu trop, tellement que ça te rend malade.
© Starseed
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Roh merde… mais qu'est-ce que je foutais encore dehors ? Ce n'était pas comme si il y avait grand-chose à faire dans cette ville toute délabrée. Puis même si ils c'était un peu calmé ses derniers jours, je savais que les chasseurs de la ville m'avait dans le collimateur maintenant. Tout ça parce que j'avais échappé au griffe de l'autre blonde là et que ça ne lui avait pas plus. Personnellement j'étais plutôt heureux d'être en vie. Quoique, non, je m'en foutais de vivre ou pas… Mais j'imagine que mon entourage en était content. Je préférai même pas savoir comment Ez pourrait s'en sortir sans moi, c'était tout bonnement impossible. Mais bon, je n'étais pas sûr de pouvoir survivre sans mon frère non plus. Cependant la personne à laquelle je pensais en ce moment ce n'était pas Ez… Mais Lana. Putain, je connaissais cette fille depuis quoi… Quelques semaines ? Peut-être quelques mois ? Et je n'arrivais pas à l'oublier, c'était affreux.

J'étais d'ailleurs tombé sur elle deux jours plus tôt et… C'est fou, en y repensant, ce qui je pouvais être con en sa présence. Je redevenais un gamin de huit ans, capable de s'extasier et de s'amuser d'un rien. Et le pire c'était que je ne pouvais pas m'en empêcher. Même si je me disais que c'était mal, même si je me disais que je ne devais m'attacher à personne à part mon frère, il me suffisait de voir cette fille pour oublier toutes les règles que j'avais bien pu m'imposer dans la vie. Putain. Pourtant je savais ce que c'était. J'avais supporter Ezeckiel après Orphée. Je savais que la vie ne tenait pas à grand-chose et je connaissais la douleur de perdre une personne qu'on aime un peu trop. Et vu notre mode de vie avec Ezeckiel, il fallait que je sois prêt à tout abandonner, du jour au lendemain, sans regarder en arrière.

Pourtant j'étais encore dehors à traîner dans les rues de Bray. Je ne savais pas trop pourquoi j'avais pris cette habitude d'ailleurs. Quelque part je me disais que j'espérais sûrement croiser Lana… Mais je préférai me convaincre que ce n'était pas dans le refuge de merde où on vivait à présent que j'allais occuper ma journée. Quoique, j'aurais bien pu me pencher encore sur le système de sécurité de la banque de Dublin. Ou alors juste hacker deux trois trucs, pour le plaisir de faire chier. D'un autre côté, prendre l'air me faisait du bien. J'étais loin de me désespérer face à l'incendie qu'avait subit la ville. J'en avais même rien à battre. J'avais peut-être perdu le logement que j'avais avec Ez, mais ce n'était pas bien grave, on avait déjà vu puis. Puis tant qu'on dormait pas dehors, moi ça m'allait. J'avais passé ma journée à tourner. J'étais bien aller passer quelques heures à l'Ambush histoire d'aller passer un coucou à mon grand ami Bobby.

Non sérieusement. Bobby c'était un cas. D'ailleurs Bobby n'était même pas son vrai nom, mais je ne connaissais pas son vrai nom donc j'étais rester sur celui là. Mais ce pauvre type, j'avais aidé une fille à le ridiculiser lors d'une sorte de concours de hack où il en avait perdue sa moto chérie. Puis je ne comptais même plus les parties de poker que j'avais gagné face à lui et je devais bien l'admettre, je n'avais pas toujours été très honnête. Bref, je n'étais pas bien resté longtemps à l'Ambush parce que je savais que ça allait mal se finir sinon. Je crois que Bobby avait un crush sur moi… A chaque fois que je lui souriais il ne pouvait pas s'empêcher de m'envoyer son poing dans la gueule. Si c'était pas une preuve d'amour ça. Plus sérieusement, je commençais à me lasser de se bar comme de cette ville en générale. Mais je ne disais rien. Ez n'avait pas envie de bouger apparemment. Du coup je restais patient et pensais à Lana… Euh non ! A la banque de Dublin je voulais dire !

Bref, tout ça pour qu'une journée entière après avoir tourner en ville à ne rien foutre, j'avais fini par me résoudre à rentrer au refuge. Tant pis si j'allais me faire chier. Avec un peu de chance Ez serait là. Quoique, peut-être qu'il avait prévu de passer la nuit chez Skye. J'en savais foutrement rien. Traversant les couloirs du bâtiment qu'on habitait, je saluais mes voisins en souriant, mais ils faisaient toujours autant la gueule et c'était à peine si ils me grognaient un « bonsoir » en retour. Décidément ce n'était pas la joie de vivre qui les étouffaient ceux là. Mais des fois, je me demandais si les voisins ne me confondaient pas avec mon frère. C'est vrai qu'on se ressemblait assez dans le genre, donc il y avait de quoi. Mais Ez était bien moins sociable que moi et ça ne m'étonnerai pas qu'il face la gueule aussi à chaque fois qu'il croisait un voisin… Du coup… Si on me confondait vraiment avec mon jumeaux… Nos voisins devaient penser que j'étais totalement bipolaire. Ou alors ils savaient qu'on était deux et ils étaient juste con. Etrangement, j'aurais plus parier sur la deuxième solution.

En arrivant devant la porte j'eus un petit sourire en entendant quelques notes de guitare. Ezeckiel était donc là aussi. Sans hésiter j'entrai dans ce truc qui était cessé être chez nous. C'était un bordel affreux ici. Déjà que l'endroit de base n'était pas top, et avec Ez on était loin d'être des fées du logis alors ça n'arrangeait pas les choses. Une forte odeur de tabac de dégageait de la pièce, mais c'était loin de me déranger. Je fumais presque autant que mon frère, donc j'étais habituer et j'aimais bien cette odeur. Je laissais Ezeckiel finir ce qu'il jouait. Je savais que les voisins allaient encore se plaindre de la musique, les murs de ce bâtiments étaient aussi épais qu'une feuille de PQ premier prix. Mais je m'en foutais tout autant que mon frère devait s'en foutre. En attendant, j'enlevais ma veste pour la jeter sur une chaise qui nous servait actuellement de porte-manteau et échangea un regard assez tendu avec le loup de Ez. Allez savoir pourquoi, même si j'étais un métamorphe, je n'avais jamais eu de grandes affinité avec les animaux et encore moins avec celui qui tenait compagnie à mon frère. C'te bête avait un sale caractère. Et pourtant on arrivait à vivre ensemble et je me demandais comment c'était possible.

- Hey… Je pensais pas te voir ce soir. Tu devais pas voir Skye ?

J'avais aucune idée des plans de mon frère. Mais bon vu qu'il était quasi toujours fourré avec l'autre blonde là… Je pouvais bien émettre des hypothèques. En attendant un réponse, j'ouvris la fenêtre histoire de faire rentrer un peu d'air et commença à me rouler une cigarette en observant la vu pitoyable qu'on avait sur le bâtiment d'en face.
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Le son de ta guitare a tendance à t'apaiser. T'as toujours aimé cet instrument, c'est le seul qui te plaisait et que tu pouvais trimballer facilement, ça a aidé dans ton choix, il ne faut pas se mentir. Avec ton rythme de vie, on ne peut pas dire que tu as eu vraiment le choix, t'aurais aimé faire de la batterie sinon, c'est plutôt sympa, et taper sur des trucs, ça pouvait facilement te canaliser. Mais t'as jamais eu une vie normale, pas de parents pour t'acheter de jolies choses, avoir une jolie maison, s'épanouir. Non pas que tu aimerais cette vie, c'est pas vraiment ta tasse de thé et ça ne le sera probablement jamais, mais il y a donc certaines choses que ta liberté t'a refusé. On ne peut pas tout avoir, surtout pas dans ce monde. Et ta vie te convient. Elle te convient même trop, ça en devient perturbant. Ce n'est pas dans tes habitudes, vivre normalement, se poser dans une ville, tomber amoureux. T'as jamais été fait de ce bois là et tu pourrais vraiment faire des paris sur le temps que tu mettras à t'en rendre compte. Parce que si elle semble heureuse, tu t'en veux. Tu t'en voudras toujours d'être heureux alors qu'elle est morte. Par ta faute. C'est toi qui l'a emmené dans un style de vie que tu n'as même plus actuellement. C'était égoïste, comme toi. Tu l'as toujours plus ou moins été. Et à cause de ton égoïsme, elle est morte. Orphée est morte. Tu sais que tu ne peux pas revenir en arrière, que les morts ne reviennent pas soudainement à la vie et que quoique tu puisses penser, ça ne la fera pas revenir. Tu ne veux d'ailleurs pas qu'elle revienne, pas ici, pas maintenant. Cet égoïsme, encore une fois, qui semble vraiment bien te catégoriser. Mais tu ne peux t'empêcher de penser que tu aurais dû la venger. Brûler tous ceux qui avaient pris part à ce braquage, à commencer par le flic qui tenait le flingue.

Tu entends ton frère rentrer, et tu souris. Il n'y a que peu de personnes qui ont eu l'occasion de voir ton sourire, mais ton frère est celui avec qui le fait même de sourire te semble le moins ardu. Tu finis ta note avant de déposer ta guitare, ignorant les coups frappés contre le mur. Parfois, tu les insultes en retour mais pour aujourd'hui, ça n'en vaut pas la peine. La plupart du temps, tu augmentes le son. T'as pas le profil type du voisin parfait, faut bien l'avouer. Tu fumes dans ton appartement, pas forcément que des clopes, tu bois, tu joues, et tu parles fort en plus de cela. ça t'empêche de devenir complètement fou dans ce petit espace. Tu t'en viens à regretter celui qui a brûlé. Pour ne pas attirer l'attention, vous ne prenez jamais de beaux appartement, du moins pas les mieux situés, mais vous tentez tout de même les grands espaces. Sans compter le Monstre qui fait la taille d'un loup, et pour cause, c'en est presque un. Mais tu n'abandonnerais pas ton animal. Certes tu ne l'as pas depuis très longtemps et personne n'arrive vraiment à comprendre le lien qui vous unit, mais tu l'aimes. T'as toujours eu du mal avec les humains, en voilà peut-être la raison. Toujours plus proche de ton tigre, tu préfères largement sa compagnie à celle des autres de ton espèce.  

Tu regardes ton frère. Vous avez beau être très proches l'un de l'autre, tu ne lui demandes jamais vraiment ce qu'il fait de ses journées. Parce que l'un comme l'autre avez besoin de votre espace personnel, et même si de ce côté là, les limites restent très souvent franchies, tu préfères le laisser parler. La discute, ça n'a jamais été vraiment ton truc, de toute manière. Tu hausses les épaules.

" Je ne pense pas. Puis on est pas toujours obligés d'être collés comme une paire de cerises tu sais!"

Un sourire ironique vient se peindre sur ton visage alors que tu secoues la tête, comme affligé. Skye est comme toi, indépendante. Pas vraiment le genre de couples à se donner des petits surnoms et à roucouler en public, vous faites venir les choses. Un mal comme un bien, en vérité.

" Et Lana ? Elle fait quoi ce soir? "
© Starseed
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En soit, Ezeckiel pouvait bien faire ce qu'il voulait. Tant qu'il restait en vie et n'allait pas faire trop de conneries sans moi, ça m'allait bien. On avait pas besoin de se parler pendant des heures et des heures pour se sentir proche avec Ez. En fait, je me disais même parfois que si on parlais, c'était juste parce qu'on ne pouvait pas lire dans les pensées de l'autre aussi clairement que le Professeur Xavier. Mais sinon, c'était presque pareil. Pas la peine de faire un long discours pour comprendre mon frère. Après tout, on avait passé toute notre vie ensemble, on se connaissait par coeur à force. Ce ne me dérangeait pas de passer des heures entière avec Ezeckiel sans échanger le moindre mot. Mais bon, on était humain aussi hein ! Et c'était pas mal d'échanger.

J'avais donc évoquer le sujet de Skye. Parce qu'il me semblait qu'elle était la dernière obsession de mon frère en quelque sorte. Quoique, je me doutais bien que Ezeckiel se montrait bien plus prudent avec ses relations depuis Orphée. Mais Orphée c'était le sujet qu'on abordait pas, enfin qu'on abordait plus. Jamais. C'était du passé, il ne fallait pas revenir dessus, on se l'était promis, avancer et ne jamais regretter. En soit, je m'en sortais bien, mais lui... Je savais pas trop à vrai dire. Mais de mon avis, si Ezeckiel avait osé être proche d'une autre fille, c'est que les choses s'arrangeaient pour lui. Ben tant mieux d'un sens, c'était mieux que de le vori rester ici à rien foutre. Quoique, même si on avait passé une bonne partie de notre vie à fuir, on était pas trop du genre à rester enfermé à se tourner les pouces chez les River. On préférait encore trainer en ville et ne rien fait dehors... Enfin, dans mon cas, je préférais traîner dehors que dedans.

- Vraiment ? Pourtant je trouvais que tu avais un peu le teint qui c'était rougit ces derniers temps...

Comment ça elle est nulle ma blague ? Mais je vous enmmerde ? Je rigolais doucement à ma propre connerie. En même temps, assis sur le bord de la fenêtre, j'allumais ma clope pour la porter à ma bouche. Ah... Un peu de tabac pour mes poumons, ça faisait bien plus de bien qu'on pourrait l'imaginer, je vous jure. Je faisais le malin, mais entendre Ezeckiel parler de Lana, ça changeait la donne. J'eu un moment d'arrêt en pensant la jeune femme et réprimait ce sourire à la con qui voulait s'afficher sur mon visage. Au lieu de ça, je repris une longue taffe avant de répondre.

- J'en sais rien. Ca fait un petit moment qu'on s'est vu.


Pourtant ce n'était pas l'envie qui manquait. Si Ezeckiel estimait que lui et Skye n'étaient pas collé comme des cerises, ça me gênerait pas du tout de passer tout mon temps avec Lana. Mais je n'étais pas sûr que ça ne l'embêterait pas elle. Il fallait savoir me supporter aussi. Cependant, il me semblait que Lana aimait bien être avec moi aussi... Enfin je savais pas trop en fait. Ca me semblait compliqué.

- Puis c'est pas comme si on était vraiment ensemble ou quelque chose du genre... Enfin je crois pas... J'en sais rien...

J'étais loin d'être un expert dans le domaine. L'idée d'être un jour en couple ou dans une relation stable avec quelqu'un ne m'avait jamais effleuré l'esprit avant Lana. Maintenant il n'y avait plus qu'elle, je n'avais pas envie d'aller voir autre part, ni d'aller faire des conneries à droite à gauche. Enfin, par connerie, j'entendais passer du temps avec d'autre personne. J'arrêterai sans doute jamais de faire chier mon monde. D'ailleurs en parlant de ça...

- Et Dublin, ça tient toujours ?


Ouais, ses derniers temps on avait pas vraiment reparler de notre prochain braquage. Avant, j'avais peur que ça soit trop tôt vis-àvis de celui de Nantes. Mais maintenant, Ezeckiel avait l'air de s'en être remis. Ce n'était pas l'argent qui nous manquait. Mais c'était ce qu'on faisait pour vivre ! Et ce n'était pas que pour le butin, il y avait ce goût du risque aussi... L'adrénaline et totu ce bordel vous savez....
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La chose magique, avec ton frère, c'est que même si tu te sens mal, en colère, énervé contre le monde, il arrive à t'apaiser. Ce n'est pas vraiment comme ça que tu te sens maintenant, certes, mais quelque part, tu patauges. Tu te sens enfermé. Non pas dans cette chambre, même si elle est beaucoup trop petite pour toi, pour vous. Même si vous devez y vivre à trois, et que parmi les trois sommeillent un chien de la taille d'un loup et un tigre. Le hibou, ça peut passer, cela dit. Mais non, ce n'est pas de ça, que tu veux parler. Tu te sens enfermé ici. En ville. A Bray. T'as jamais été doué pour te poser quelque part, toi ton truc c'est le voyage, les braquages, la vie à trois cent à l'heure et ne jamais se soucier des conséquences, ne pas vraiment s'attacher, pas depuis la Bonnie de ton Clyde.

T'en parles jamais, d'Orphée. Non pas que ce soit de l'histoire ancienne, même si ça l'est. Seulement parce que c'est la seule chose qui te fait peur. En parler, ça te donne des envies de vengeance, des envies de meurtre. T'as peur que si t'en parles trop, tu prennes le premier avion pour la France. T'as peur que si tu l'évoques, t'ailles brûler sa tombe. Parce que tu peux dire ce que tu veux, t'as toujours du mal à vivre dans un monde où elle est pas. Des fois t'y penses. Tu sais qu'elle aurait détesté Skye, parce qu'en un sens, elles se ressemblent un peu. Pas vraiment sur leur histoire, mais sur ce qu'elles sont. Intenables, sauvages, Orphée était comme ça. Tu souris à ton frère, tout en secouant la tête.

" ça c'est parce que j'ai pris le soleil. Tu devrais faire pareil, t'es blanc comme un cul.  "

Mais le sujet dériva vite. T'étais pas vraiment le genre à avoir l'air niais et vouloir parler d'amour pendant une heure. Enfin surtout du tien. Faut pas se leurrer, en vérité, t'es plutôt heureux pour Aidan, et qu'il te parle de Lana, ça te dérange pas. En fait, t'aurais jamais pu espérer mieux pour ton frère, que quelqu'un qui est à l'opposé de vous, de toi. Quelqu'un qui n'a pas encore été touché par la cruauté et le côté complètement mortel de la vie, celui qui donne envie de s'arracher les yeux pour ne plus voir toute la souffrance autour. Non, Lana, elle était pure. Lana était sans doute ce qui lui était arrivé de mieux, et t'espères que ça continue.

Tu le vois partir dans ses pensées, et tu souris, moqueur mais pas vraiment. Avec la vie que vous menez depuis onze ans, vous méritez bien un peu de bonheur. Surtout lui, qui a dû te supporter aux pires périodes de ta vie sans jamais broncher une fois. T'aurais ans doute fait la même pour lui mais t'en es pas moins reconnaissant.


" Arrête les bullshits, y a sans aucun doute que Lana et toi qui en doutez. Mais globalement, il suffit juste de vous regarder pour comprendre. Et si moi j'arrive à le voir, tout le monde peut. "

Tu prends une taffe sur ta cigarette, avant de t'emmurer dans un silence de quelques secondes. Le braquage. T'en rêvais. T'avais cette envie de reprendre les activités, cette envie de montrer que tu pouvais le faire, que ce serait pas la même chose qu'à Nantes. Même si t'avais continué après, tu t'étais plus mis en danger qu'autre chose, mais là, tu le sentais bien. Après tout, t'étais plus vraiment en train de devenir fou, qu'est ce qui aurait pu mal se passer ?


" Tu parles que ça tient, plus le temps passe et plus ça m'obsède. ça me manque bro.  "
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A vrai dire, je m'en voulais, parce que j'avais beau dire le contraire. Je crois que finalement, je me faisais presque à Bray. Peut-être était-ce à cause de Lana. Et de mon avis c'était entièrement pour elle que j'aimais cette ville en fait. Pourtant je sais que nous ne pouvions pas rester ici. C'était trop risqué. Mais partir, ça signifiait reprendre les vols, la vie de vagabond et je ne pouvais pas entraîné Lana là dedans. C'était peut-être pour ça qu'au fond je continuais de nier l'évidence et de m'évertuer à me dire que je n'avais besoin de rien, si ce n'était de mon frère, de clopes, et de l'adrénaline. Mais plus le temps passait, plus je me posais des questions sur ce dont j'avais vraiment besoin et… Et merde, il n'y avait aucune solution où je pouvais garder tout ce que j'avais déjà. C'était soit Lana et une vie plus ou moins tranquille à Bray, soit une vie de braqueur en fugue avec Ezeckiel.

Je me doutais bien qu'il y en aurait plus d'un qui me prendrait pour un con à hésiter autant. Mais ils ne pouvaient juste pas comprendre. Pas sans avoir essayer ces deux modes de vie. En attendant, j'essayais de ne pas trop y penser, parce que en ce moment, j'étais juste bien. J'avais tout ce que je voulais et reportait mes problèmes à plus tard. Quoique je savais que ça allait déraper. Ca finissait toujours par déraper. Une spécialité des frères River de ce que j'avais finis par comprendre. Une raison de plus pour savourer ce que j'avais en ce moment sans trop me poser de question. De toute façon, je n'avais jamais franchement aimé me projeter dans le futur. Et je crois bien que là dessus, Ezeckiel serait bien d'accord avec moi. Vivre au jour le jour, c'est ce qu'on faisait encore de mieux.

Je lâchais un petit rire à la réplique d'Ezeckiel. C'est vrai qu'entre nous deux, j'étais sûrement celui qui sortait le moins. Quoique, ces derniers temps j'avais tout de même passé un bon moment dehors. En même temps qui voudrait rester dans ce trou qui pue la clope et l'humidité hein ? Quoique pour cette première odeur, elle était loin de me déranger. Mais le mélange avec la seconde n'était pas très agréable. Puis pourquoi rester ici si je pouvais aller m'amuser dehors hein ? A croire que je commençais presque à avoir quelques habitudes à Bray. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon. Il allait falloir que j'arrête de m'attacher autant à cet endroit. Ca allait encore me retomber sur le coin de la gueule, je le sentais bien venir tient.

- Pff… Il fallait pas m'offrir un ordi alors… De toute façon, le bronzage c'est pour les pécores.

Je sais, c'était un peu facile comme réponse. Une vieille référence à l'Histoire avec les nobles qui préfère entretenir leur teint pâle… Bref, le genre de truc qu'on est sensé apprendre à l'école. Ouais, j'avais à peine fini le collègue, il ne fallait pas trop m'en demander non plus. Tout ce que je savais maintenant, c'était grâce à Wikipédia. Un moyen plutôt efficace pour ne pas passer pour une buse en société. De toute façon, niveau rapace j'avais plus de la chouette que de la buse. Putain c'était encore plus nul comme blague ça. Ca se voit qu'il y avait pas de Wikipédia sur l'humour. Quoique si, il devait y avoir une page sur le sujet, mais pas une qui apprend comment avoir un bon humour et pas seulement être capable de sortir quelques blagues dignes d'un Carambar. Quoique, de toute façon, je pouvais bien faire ce genre de blague ici non ? Ils connaissaient Carambar les Irlandais ? A vrai dire, je n'avais jamais été vérifier… Vérifier ce qu'on vend dans les supermarché, n'était pas franchement ma priorité quand je voyageais.

J'essayais de me retenir de sourire comme un imbécile en entendant Ezeckiel me dire que ça crevait les yeux pour moi et Lana. Il avait pas tort. Mais j'avais toujours du mal à l'admettre. Puis il avait raison, si même lui arrivait à le voir… Quoique, Ezeckiel se sous-estimait sur ce coup là. Il me comprenait mieux que personne. Si il y avait le moindre changement dans mon attitude, il serait l e premier à le voir, évidemment.

- Je crois que tu te sous-estime là… Non mais sérieux… Si jamais je deviens ce genre de mec archi-chiant qui ne vit que pas son couple et qui ne parle qu'à la troisième personne du pluriel, achève-moi hein ? Tu me dois au moins ça…

Si il y avait bien une chose qui m'agaçait au plus haut point, c'était bien les couples dégoulinant d'amour qui passaient leur temps à roucouler. Peut-être que c'était de la jalousie. Mais sincèrement, je n'étais pas un pro des relations, mais il y avait bien d'autre façon d'exprimer son amour envers quelqu'un que d'en faire des caisses en public hein ? C'est bon ! On a comprit que vous étiez ensemble et heureux ! Foutez-nous la paix ! Enfin, l'amour, ce n'était pas vraiment notre sujet de prédilection avec Ezeckiel.

Je retournais donc sur un terrain plus connu avec le braquage. Sérieusement, Ezeckiel n'était pas le seul à qui sa manquait ces conneries. Mon sourire s'étira quand mon frère m'assura que cette idée l'obsédait presque autant que moi. Ca allait être du bon ça… J'écrasais ma cigarette que je venais de finir sur le bord de la fenêtre avant d'attraper mon ordi portable et venir me mettre à côté de Ezeckiel pour lui montrer quelques pages de codes assez complexe. Je savais que mon frère n'était pas aussi calé en informatique que moi, mais il n'était pas le dernier des cons non plus. Il savait comment ça fonctionnait.

- Aah ! J'espérais que tu dise ça ! Ca fait des semaines que je suis dessus. Mais je crois que j'ai de quoi nous ouvrir un magnifique passage… Ce n'était pas évidemment, mais j'ai trouvé un moyen de contourner le système de sécurité assez longtemps pour qu'on puisse se servir tranquille et se barrer.

J'étais fier de moi. Ce braquage… Je mettais tellement d'espoir dedans. Déjà parce que ce serait notre premier en Irlande et ensuite parce que… C'était la banque de Dublin quoi ! Ce n'était pas rien !

- Putain. Ca va être notre meilleur coup ! Je le sens trop !

Je crois qu'Ezeckiel se foutait autant que moi du fric que ça allait nous rapporter. Au début on volait vraiment pour l'argent, histoire d'avoir de quoi vivre. Mais maintenant ? C'était juste pour le plaisir, pour les sensations que ça nous procurait qu'on faisait ça. Je vous jure, il n'y avait rien de semblable à commettre un braquage d'une telle envergure.
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